 Justine Henin Hardenne
Le tennis est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs (on parle alors de simple) soit quatre joueurs qui forment deux équipes de deux (on parle alors de double). Les joueurs utilisent une raquette dont les matériaux peuvent varier, cordée verticalement et horizontalement pour frapper une balle en caoutchouc, remplie d’air et recouverte de feutre. Le but du jeu est de frapper la balle de telle sorte que l’adversaire ne puisse la remettre dans les limites du terrain :
soit en marquant le point en mettant l’adversaire hors de portée de la balle ;
soit en l’obligeant à commettre une faute (si sa balle ne retombe pas dans les limites du court, ou si elle ne passe pas le filet).
Le match se gagne en remportant un maximum de points, de jeux, puis de sets, conformément aux règles du jeu, variables selon le sexe, la taille, etc.
Le tennis est l’un des sports de raquette les plus populaires, au même titre que le tennis de table, ou le badminton, qui restent les disciplines les plus pratiquées en Asie.
Où peut-on faire du tennis dans la région? |
| Lieux: |
Centre Sportif de
Beaumont
(in door)
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idem
(in door)
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tennis club (en saison)
La raquette beaumontoise
(out door) |
| Tarifs: |
renseignement à demander via leur site
ou par téléphone |
renseignement à demander par
téléphone |
renseignement à demander via le site |
| Contacts: |
via le club Topsport
GSM: 0475/92 37 35
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via le club
Sport Académy
GSM: 0498/52 23 98
|
via
Centre Sportif de Beaumont |
Histoire
La naissance du tennis
Le tennis est une adaptation
 Jeu de Paume
anglaise du jeu de paume. À la suite de la bataille d’Azincourt (1415), le duc d’Orléans est emprisonné pendant deux décennies en Angleterre. À l’occasion de cette captivité à Wingfield dans le compté de Norfolk, le duc introduit en Angleterre le jeu de paume qu’il pratique presque quotidiennement. [1] Quatre siècles plus tard, le descendant du châtelain de Wingfield, Walter Clopton Wingfield, invente le tennis en adaptant le jeu de paume sur herbe. Le tennis prend d’ailleurs en Angleterre le nom Lawn Tennis (tennis sur herbe en anglais) tandis que le jeu de paume est désigné sous le nom Real Tennis (vrai tennis). Le mot « tennis » lui-même provient de l’avertissement « Tenez ! » que donnait le lanceur de balle au départ d’un échange au jeu de paume.
 Major Wingfield
Le 23 février 1874, l’Anglais Walter Clapton Wingfield dépose un brevet pour l’invention d’un nouveau sport : le « sphairistike ». De fait, Wingfield s’appuie sur le jeu de paume et l’invention du caoutchouc qui permet de réaliser des balles pouvant rebondir sur l’herbe. Le sphairistike est le chaînon manquant entre le jeu de paume et le tennis. [2]
Le 16 juillet 1877 se déroule la finale de la première édition du Tournoi de Wimbledon de tennis devant 200 spectateurs. L’Anglais Spencer Gore s’impose en simple messieurs (24 participants). À l’occasion de ce tournoi, les règles du sphairistike de Wingfield sont modifiées par les organisateurs qui deviennent, de fait, et pendant une décennie, la seule autorité en matière de tennis.
La France, jadis terre d’élection par excellence du jeu de paume, n’attend pas longtemps pour succomber aux charmes du tennis promu par Wimbledon. Dès 1878, le premier club de tennis est fondé en France à Dinard, en Bretagne.[3] Dans le même temps, les premières parties ont lieu en Australie.
Les Américains mettent en place en 1881 un tournoi sur le modèle celui de Wimbledon ; c’est l’ancêtre de l’US Open. La France attend 1891 avant de disputer son premier tournoi national (futur Tournoi de Roland-Garros) ; les Australiens 1905 avec un tournoi qui deviendra l’Open d’Australie. Ces quatre grands tournois constituent toujours aujourd’hui les rendez vous majeurs du calendrier professionnel. Le Grand Chelem consiste à remporter les quatre open la même année.[4]
Tranchant clairement avec l’individualisme du tennisman, la Coupe Davis propose, dès 1901, un rendez-vous par équipe nationale. Les quatre nations qui hébergent les tournois du Grand Chelem dominent également le palmarès de la Coupe Davis. La version féminine de la Coupe Davis est la Coupe de la Fédération, mieux connue aujourd’hui sous le nom de « Fed Cup ».
Les premiers champions
La rivalité, jadis très vive, entre amateurs et professionnels, n’a pas rendu possible, pendant longtemps, d’établir des classements objectifs des meilleurs joueurs. À l’extrême fin des années 1960, la ségrégation entre pros et amateurs vole en éclats : c’est l’ère « Open » qui commence. Parallèlement à ce mouvement, des structures se mettent en place afin de constituer un calendrier régulier. La fondation de l’ATP, association des joueurs, est de la plus grande importance pour l’organisation du jeu et la défense des joueurs professionnels. L’ATP créera un classement mondial qui fait référence et, plus tard, gérera l’ensemble du circuit professionnel sauf les Tournois du Grand Chelem et la Coupe Davis qui relèvent, eux, de la fédération internationale.
De son côté, Wimbledon reste un bastion du conservatisme. Tandis que tous les autres tournois autorisent désormais le port de vêtements colorés aux joueurs, le Tournoi de Wimbledon maintient l’obligation de la tenue blanche, fidèle à ses traditions.
Suzanne Lenglen a, quant à elle contribué au succès du tennis, étant la première véritable vedette féminine de la discipline ; elle participera notamment à ce que l’on appellera le match du siècle, à Cannes, qu’elle remportera contre Helen Wills. Mais malgré ce précédent, le tennis féminin peine ensuite à s’affirmer et il faut attendre les années 1960 pour voir des joueuses influer sur le cours des événements. À l’image des garçons, les filles mettent en place un circuit professionnel qui peine à s’établir. La WTA installe définitivement le tennis féminin professionnel.
L’ère Open
En 1968, le tennis moderne et professionnel naît véritablement avec le début de l’ère Open. Les quatre tournois du Grand Chelem, rendez-vous majeurs de la saison abandonnent leur statut de tournoi réservé aux amateurs, et ouvrent leurs portes aux joueurs professionnels. Peu à peu, l’ensemble des joueurs de circuit se professionnalise. C’est à partir de cette date que l’on considère le tennis professionnel comme moderne ; l’ère des statistiques et des records commence !
La carrière de Martina Navratilova, débutée en 1973 fut marquée par l’utilisation de nouvelles techniques de préparations, avec une préparation physique et une préparation psychologique poussées, avec notamment l’utilisation de l’informatique pour analyser les matches et étudier les séquences de jeu [5] L’informatique tient à présent une place importante dans l’évolution des joueurs, puisque les entraîneurs l’utilisent même de nos jours à un niveau amateur.
La politique de dirigeants comme Philippe Chatrier, président de la Fédération Internationale de Tennis de 1977 à 1991, est déterminante sur le plan international, aussi bien au niveau du problème de l’élite que de la masse. Le tennis se démocratise et compte plus d’un million de licenciés en France depuis le début des années 1980.
L’exploit majeur du tennis masculin comme féminin demeure le Grand Chelem : gagner les quatre tournois majeurs la même année. Don Budge l’a réussi mais à une époque où tournois amateurs et professionnels étaient séparés ; l’Australien Rod Laver a réussi l’exploit de le réaliser à deux reprises : en 1962, mais aussi en 1969 sous l’ère "Open" alors que tous les joueurs étaient réunis sur un circuit mondial (l’ère Open démarre pour le tennis en 1968), ce qui constitue un authentique exploit. Les femmes sont plus nombreuses à l’avoir réalisé, avec notamment l’Australienne Margaret Smith Court en 1970, et l’Allemande Steffi Graf en 1988.
Origine historique des points
Le système des points assez complexe du tennis est hérité du jeu de paume : 15/30/45/Jeu. Le nombre 40 est un raccourci pour 45, trop long à prononcer. Cet usage est pratiqué dès le Moyen Âge en jeu de paume[6].
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce système, mais aucune n’a pu être validée. Chronologiquement, la première hypothèse avancée date de 1431. Le juriste flamand Jan Van den Berghe publie Le Jeu de paume moralisé. Pour expliquer la manière de compter, il énonce une explication pieuse : le joueur qui marque un point est assimilé à un juste et voit sa récompense multipliée par 15. Autre piste, les paris, qui étaient courants lors des rencontres de jeu de paume. Certains numismates font alors remarquer que la monnaie française comprenait depuis 1340 le double d’or qui valait 60 sous et le denier d’or qui valait 15 sous. Les joueurs auraient pris l’habitude de compter les points en valeur monétaire, c’est-à-dire en multiple de 15. Toutefois, l’étude des lettres de rémission montrent que les enjeux n’atteignaient pas souvent des sommes aussi importantes[6]. Au début du XVIe siècle, Érasme avoue dans ses Colloques, que la manière de compter les points au jeu de paume est un mystère, dont même les joueurs parisiens ont perdu le souvenir[7]. Malgré cet avis d’Érasme qui apparaît définitif, que reprennent les encyclopédistes du XVIIIe siècle [8], d’autres hypothèses, plus ou moins fantaisistes, sont énoncées depuis la fin du XVIe siècle. Selon le témoignage de Jean Goselin, libraire du roi de France en 1579, cette façon de compter se rapporterait à l’astronomie et au système sexagésimal utilisé pour les calculs d’angles. Chaque signe physique est divisé en 60 degrés, diviser un signe physique en quatre parts donne 15 degrés par part. Pour Charles Delahaye, joueur de paume au XIXe siècle, 15 représente une distance de 15 pieds. La ligne de service et le filet sont séparés de 60 pieds, soit quatre fois 15 pieds. Charles Delahaye dit avoir assisté à une partie où les points n’étaient pas comptés, mais que le vainqueur du point avançait à chaque fois de 15 pieds jusqu’à ce qu’il atteigne le filet et remporte alors le jeu.
Règles[9]
Le comptage des points
Dans une rencontre de simple comme de double, chaque joueur sert à tour de rôle pendant la durée d’un jeu. Le joueur qui sert doit impérativement être placé derrière la ligne de fond de court au moment où il frappe son service. Le serveur possède en outre deux services : s’il manque le premier, souvent frappé avec un certain risque, il bénéficie d’une seconde balle de service, en général frappée avec davantage de précaution. Le receveur, en revanche peut se placer où il le souhaite sur le court pour retourner le service.
La plupart du temps, il est nécessaire de remporter deux sets afin de gagner la partie. La seule exception est celle des matches du tableau masculin lors de rencontres dans des tournois du Grand Chelem, ou en Coupe Davis. Pour gagner une manche, il faut être le premier à marquer six jeux avec au moins deux jeux d’écart, dans le cas contraire la manche se poursuit. Les scores possibles pour remporter un set sont ainsi : 6/0, 6/1, 6/2, 6/3, 6/4 et 7/5 (si les deux joueurs n’ont pu se départager au bout de dix jeux). Si les deux joueurs n’ont pas été en mesure de se départager au cours des douze premiers jeux (donc à égalité à 6/6), ils disputent un jeu décisif, qui vaut un jeu, et permet donc de remporter la manche 7/6. En revanche, dans les tournois du grand chelem, exception faite de l’US Open, chez les hommes comme chez les femmes, il n’y a pas de tie-break dans la manche décisive (la cinquième chez les hommes, la troisième chez les femmes), et le match n’est remporté que lorsque l’on parvient à avoir deux jeux d’avance sur l’adversaire ; par exemple 8/6, 9/7, 10/8, etc.
L’invention du jeu décisif date de 1970, soit deux ans après le début de l’ère open. La finalité de ce jeu était d’empêcher des matches interminables, car il arrivait à l’époque que des sets soient gagnés sur le score de 29/27 par exemple. Le principe du jeu décisif est assez simple. Les joueurs servent à tour de rôle. Celui qui débute ne sert qu’une fois de droite à gauche, puis son adversaire sert deux fois de suite, de gauche à droite, puis de droite à gauche, et ainsi de suite. Le gagnant de la manche est le premier joueur à atteindre sept points avec au moins deux points d’écart (Ex : 7/2, 7/5, 9/7...) La manche est alors gagnée sur le score de 7-6.
Chez les joueurs les plus jeunes, les règles de jeu sont assouplies. En effet, jusqu’à l’âge de onze ans, en France, une manche est gagnée lorsqu’un joueur atteint 5 jeux avec deux jeux d’avance sur son adversaire. En cas d’égalité à 4 jeux partout, les joueurs se départagent également avec un jeu décisif.
Une manche se remporte donc en marquant un certain nombre de jeux. Comme mentionné ci-dessus, chaque joueur sert à tour de rôle, pendant la durée d’un jeu. Afin de remporter un jeu, il est nécessaire de marquer au moins quatre points, soit sur son service lorsque l’on sert, soit sur le service adverse lorsque l’on reçoit. Il est donc possible, soit pour le serveur, soit pour le receveur de remporter un jeu, même si théoriquement, le serveur est avantagé par rapport au receveur. Si les deux adversaires marquent trois points, on a une situation d’égalité, expliquée ci-après. Lors d’un jeu, voici la manière dont les points sont décomptés :
zéro (love en anglais) pour aucun point marqué dans le jeu, "love" viendrait du français "l’œuf" qui de part sa forme signifiait zéro point.
quinze (fifteen en anglais) pour un point marqué,
trente (thirty en anglais) pour deux points marqués,
quarante (forty en anglais) pour trois points marqués.
Lorsque les deux joueurs ont marqué trois points, (donc à 40/40), il y a égalité. Celui qui marque le point suivant obtient un avantage. Pour marquer le jeu, un joueur qui a l’avantage doit marquer un autre point. Si c’est le joueur qui n’a pas l’avantage qui marque le point suivant, on revient à égalité, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’un des deux joueurs remporte le jeu.
Au niveau de l’arbitrage, on donne toujours le score du serveur en premier. Par exemple, si le serveur marque trois points contre deux à son adversaire, le score est 40/30. Dans le cas contraire, le score est 30/40. Il en est de même au niveau des avantages, lorsqu’il y a égalité dans un jeu. Lorsque c’est le serveur qui a l’avantage, l’arbitre annoncera avantage service, et si c’est le receveur qui a l’avantage, on aura avantage dehors.
Balles de jeu, de break, de set et de match
Comme mentionné ci-dessus, les joueurs servent à tour de rôle, et le serveur change à la fin de chaque jeu. Il est donc possible que le jeu soit remporté, soit par le serveur, soit par le receveur. Prenons le cas où le serveur mène 40/15. Il ne lui reste alors qu’un point à inscrire avant de remporter le jeu. Il aura donc deux occasions de servir pour remporter le jeu. Même si le point suivant est perdu, le serveur mènera toujours 40/30, et sera à un point du jeu. On parle alors de balle de jeu, et dans le cas présent, à 40/15, le serveur a deux balles de jeu. Dans le cas contraire, c’est à dire si c’est le receveur qui mène ; par exemple à 15/40, on dira que le receveur possède deux balles de break. Si le jeu est converti par le receveur, on parlera alors de break. Lors du jeu suivant, le receveur passe au rôle de serveur. S’il remporte sa mise en jeu, le break est confirmé. Ainsi, si deux joueurs qui s’affrontent ne parviennent pas à se détacher l’un de l’autre (pas de breaks, ou un même nombre de break chez les deux joueurs), ils arrivent à 6/6, et disputent un tie-break.
Le principe est le même avec les balles de set, et les balles de match, lorsque l’un ou l’autre des joueurs est à un point de remporter la manche ou la rencontre. Par exemple, si un joueur (qui sert) mène 5/4 40/15, il possède deux balles de set. Autre exemple, un joueur qui mène 3/6 7/5 5/1 40/30 s’offre une balle de match...
Les fautes
On distingue plusieurs types de fautes au tennis. Une balle sera par exemple annoncée faute (ou out en anglais) lorsqu’elle ne retombe pas dans les limites du terrain. Le point est alors accordé à l’adversaire. Lorsque la balle tombe dans le filet, du côté du joueur qui a frappé la balle, le point est également accordé à l’adversaire, mais il n’est pas nécessaire d’annoncer faute. L’arbitre ne doit d’ailleurs pas signaler une balle qui tombe dans le filet comme faute. Bien entendu, ces fautes sont très fréquentes lors de tous les matches, car il est impossible de ne commettre aucune erreur au cours d’un match.
Le service doit être frappé en diagonale de telle sorte que la balle tombe dans le carré de service. Si la balle ne tombe pas dans le carré de service lors de la mise en jeu, l’arbitre annonce faute, et le serveur doit, soit servir une seconde balle si la faute survient sur le premier service, soit accorder le point à l’adversaire si la faute survient sur la seconde balle de service. Lorsque les deux services sont fautes (ils ne tombent pas dans les carrés de service, ou tombent dans le filet), on parle de double faute. Le point est alors accordé au receveur. Lorsqu’au service, la balle touche la bande du filet et retombe dans le carré de service où le joueur était censé servir, l’arbitre annonce net, la balle n’est pas faute, et le joueur peut rejouer le service. En revanche, si la balle du serveur touche la bande du filet et tombe en dehors du carré de service, la balle est annoncée faute, et le joueur doit soit passer à sa seconde balle, soit accorder le point à l’adversaire selon qu’il a frappé une première ou une seconde balle.
Une faute plus complexe concerne le serveur. En effet, pour effectuer un service valable, il est nécessaire que la balle soit frappée avant que le joueur ne franchisse la ligne de fond de court. Ainsi, lorsque le joueur frappe son service, et a déjà une partie de son corps qui touche le sol, le service est refusé. Le joueur peut alors soit frapper une seconde balle de service (si sa faute a été commise sur la première balle), soit accorder le point à l’adversaire si cette faute survient sur la deuxième balle. Cette faute, assez rarement signalée car difficile à juger, est nommée faute de pied.
Le court, et l’équipement[10]
Le court
Le court de tennis correspond à l’aire de jeu. Ses dimensions sont très précises. Il doit obligatoirement posséder des lignes peintes avec une peinture blanche, afin de faciliter leur lisibilité. Les courts de tennis se déclinent en plusieurs surfaces, qui sont abordées dans la suite de l’article. Chaque surface possède ses caractéristiques propres (rapidité, rebond) ce qui contribue à la diversité des jeux possibles.
Le court de tennis doit être de 23,77 m de long par 8,23 m de large. Cela représente donc 11,89 mètres de longueur de chaque côté du filet, et 8,23 mètres de largeur pour une rencontre de simple, ou les couloirs latéraux ne sont pas comptabilisés. Pour le jeu en double, deux couloirs de 1,37m sont ajoutés.
Sur le terrain on retrouve cinq sortes de lignes différentes :
Les lignes de fond à chaque extrémité où le serveur exécute son service ;
Les lignes de service parallèles au filet qui délimitent le carré de service ;
La médiane perpendiculaire au filet qui divise en deux le carré de service ;
Les lignes de côté en simple qui délimitent la zone de jeu pour une partie en simple ;
Les lignes de côté en double qui délimitent la zone de jeu pour une partie en double.
Le filet
Ses dimensions et ses spécifications techniques sont définies par la norme NF S 52-311. Sa hauteur est fixé aux extrémités entre 0,99 m et 1,04 m, sa hauteur à son centre 0,914 m maintenue à l’aide d’un régulateur. Le régulateur est constitué d’une sangle blanche d’une largeur de 5 cm au maximum. Le système de fermeture du régulateur doit garantir le maintien de cette hauteur constante pendant une durée de quatre heures. Le filet doit être de couleur sombre et la bande de filet de couleur blanche avec une dimension de 10 à 13 cm, rabattue de chaque côté du filet.
Selon que l’on joue des matches de simple ou de double, la hauteur du filet est modifiée. Ainsi, dans une rencontre de simple, des poteaux sont ajoutés au niveau de la ligne de double (à 20 centimètres de celle-ci) ce qui entraîne la surélévation du filet au niveau des couloirs, et au contraire une baisse légère de sa hauteur au niveau de la ligne médiane. Le filet prend ainsi une forme en V peu marquée. Dans une rencontre de double, aucun poteau n’est placé, le filet est ainsi à hauteur à peu près constante sur toute sa longueur.
La raquette et le cordage
La raquette fut inventée au début du XVIe siècle pour pratiquer le jeu de paume. Elle se décline désormais en dizaines de modèles, destinés à tous les types de joueurs, et aux compositions parfois radicalement différentes. L’innovation principale de ces dernières années réside dans les matériaux qui sont utilisés dans la conception du cadre (partie rigide de la raquette.), et qui ont permis de gagner à la fois en puissance, et en légèreté, rendant le jeu de plus en plus confortable. Parmi les matériaux utilisés, on retrouve ainsi le graphite, le titane, l’acier, etc. Les différents équipementiers proposent également de nombreux concepts visant à faciliter le jeu (réduction des vibrations, puissance optimisée...).
Une raquette n’est en outre pas constituée que du cadre. Le choix du cordage est également très important. "le cordage, c’est l’âme de la raquette" disait Arthur Ashe. Il existe plus d’une centaine de cordages différents, aux caractéristiques variables ; facilitant les effets, la puissance, permettant un contrôle maximal, etc. Les références au niveau du cordage mondial sont Babolat et Technifibre, qui équipent la plupart des champions. La tenson du cordage peut ensuite varier d’un joueur à l’autre (entre 18 et 36 kilos de tension !) en fonction de la puissance, ou du contrôle que les joueurs désirent.
Selon la tension, la raquette n’a pas les mêmes caractéristiques :
Tension faible : plus de puissance (la puissance provient de la déformation du cordage), moins de vibrations, et moins de fatigue musculaire. En revanche, moins de contrôle, et une nécessité de mieux centrer la balle.
Tension forte : Moins de puissance, mais plus de contrôle. Cependant, plus de vibrations, de fatigue musculaire, et de risque de cassage.
Les balles
Les balles sont des sphères en caoutchouc, remplies d’air. Elles sont recouvertes de feutre, et doivent impérativement être jaunes dans les compétitions officielles. Leur composition peut varier en fonction du type de joueur qui va les utiliser (joueur loisir, régulier ou intensif, adulte ou jeune). La différence se fera surtout au niveau de la longévité. Les balles de compétition sont en effet le plus souvent à pression, avec une qualité de rebond et de jeu optimale, mais une durée de vie assez limitée (de l’ordre de deux ou trois matches chez des joueurs de compétition).
La balle de tennis doit avoir un diamètre compris entre 6 et 7 cm, et son poids doit varier entre 56 et 59,4 grammes
À l’origine, les balles étaient blanches, mais le jaune est devenu obligatoire pour plus de visibilité pour les téléspectateurs.
L’habillement
Au début du siècle, le tennis évolue plus vite que la mode vestimentaire. Ainsi, les joueurs viennent jouer avec leurs cravates, leurs bustiers ou encore leurs flanelles. Puis, peu à peu, des robes apparaissent et les joueuses rivalisent de standing en s’affichant avec des vêtements de plus en plus élégants. La française Suzanne Lenglen libère alors le corps sportif de la femme, en devenant une icône de mode, la “divine”. [11]
Les vêtements n’ont cessé d’évoluer depuis le début des années 80, devenant de plus en plus légers et confortables ; shorts et chemises chez les hommes, qui succèdent aux polos inspirés par René Lacoste, robes chez les femmes, qui portent progressivement des shorts et des débardeurs. L’arrivée de tissus nouveaux, tels que le polyester à la fin des années 90 permet de gérer au mieux la transpiration, rendant les vêtements plus confortables encore. Les tenues les plus fréquentes actuellement sont T-Shirt et short chez les hommes, débardeur et short chez les dames, cependant, le débardeur masculin et la robe restent appréciés par certains joueurs.
Les surfaces de jeu
Un match de tennis se joue sur un court, dont le revêtement peut varier. En effet, il existe différentes surfaces de jeu, dont les caractéristiques sont très variables, d’une part en ce qui concerne la vitesse de la balle (certaines surfaces sont lentes, d’autres très rapides), d’autre part la “qualité” du rebond (rebond bas, ou rebond haut).
On distingue ainsi quatre types de surfaces principaux :
Les surfaces dures : Rebound Ace, Decoturf, ciment ou quick. Les surfaces dures, que l’on retrouve dans la plupart des clubs, sont en principe des surfaces rapides. En revanche, la qualité du rebond est variable. Le principal avantage des surfaces rapides résulte du peu d’entretien qu’elles nécessitent, mais en contrepartie, les surfaces dures sont exigeantes physiquement, et demandent de bons appuis.
La terre battue, surface du tournoi de Roland Garros. La terre battue est une surface lente, composée d’une chape de calcaire recouverte de brique pilée ou de pierre. La lenteur de cette surface a tendance à favoriser les longs échanges ce qui explique que les matches sur terre battue soient en principe assez longs.
Le gazon, qui est une surface rare,demandant un entretien très important. Le gazon est une surface ultra-rapide (même si la vitesse a été réduite au cours de ces dernières années) avec un rebond très bas. Le gazon est ainsi une surface qui favorise le tennis d’attaque (service, volée), permettant de conclure l’échange relativement rapidement.
Les surfaces synthétiques, surtout utilisées en salle (indoor) : Gerflor, Taraflex, Moquette, quelquefois parquet. Ces surfaces sont assez rapides, et leurs caractéristiques sont proches de celles des surfaces dures. Elles ne se rencontrent que rarement dans les clubs, car elles nécessitent un entretien important.
Les principaux effets du tennis[12]
Le tennis est une discipline dont les coups de base : le coup droit, le revers et le service peuvent être appuyés par des effets imprimés à la balle, et qui font évoluer le comportement de celle-ci. Voici les principaux effets du tennis moderne.
Le jeu à plat
Le jeu à plat ne correspond pas à un effet à proprement parler, mais il demeure très utilisé sur toutes les surfaces. Une balle frappée à plat va passer assez près du filet. C’est l’effet qui offre le plus de puissance, car la trajectoire de la balle est assez rectiligne. Les frappes à plat sont neutres au niveau de la vitesse après le rebond, celle-ci diminuant en moyenne de 50%, contre 25% pour le lift et 75% pour une balle coupée. Les frappes à plat sont utilisées en attaque comme en défense, et permettent la plupart du temps à un joueur en position d’attaque de terminer le point. Les balles à plat sont celles que l’on retrouve le plus sur les surfaces rapides qui favorisent un tennis d’attaque, où la puissance des joueurs peut s’exprimer le mieux.
Le lift
 Balle liftée
Une balle liftéeLe lift est un effet très utilisé chez les joueurs de tous niveaux, car il procure plusieurs avantages, parmi lesquels une certaine sécurité vis-à-vis du filet. Une balle liftée va tourner sur elle même, avec un mouvement de rotation vers l’avant. Il en résulte qu’elle s’élève rapidement, avec une trajectoire plus bombée qu’une balle normale, frappée à plat. Une balle liftée aura en outre tendance à accélérer après le rebond, et à s’élever encore plus. Le lift demeure l’une des armes majeures du jeu sur terre battue, car cette surface lente permet aux effets d’être amplifiés.
Au service, le lift est également très souvent utilisé, surtout en deuxième balle car il offre beaucoup de sécurité au serveur vis à vis du filet. Utilisé en première balle, il peut permettre de faire sortir l’adversaire du court, mais il reste un coup assez difficile à réaliser, même chez certains compétiteurs. Une autre application efficace du lift est le lob (balle de défense qui vise à passer l’adversaire au filet) car un lob lifté va s’élever très rapidement, et retomber assez vite dans le court, bien exécuté, il permet donc de passer un joueur au filet.
Coups coupés et effet rétro
 Balle coupée
Une balle coupée est une balle qui va être frappée, avec un mouvement de rotation de l’avant vers l’arrière. Une balle coupée aura ainsi tendance à être ralentie avant et après le rebond (où la vitesse de la balle diminue de 75%), et à s’écraser (rebond assez bas), en passant en outre assez près du filet. Un coup coupé confère cependant une certaine sécurité, car la balle est bien contrôlée. Le coup le plus facile à couper reste le revers, car le mouvement de raquette du haut vers le bas se fait de façon assez naturelle de ce côté. Utilisé le plus souvent en défense, le coup coupé permet de se sortir de situations difficiles, ou de casser le rythme après un échange dominé par le lift ou les coups à plat. Il est également possible de couper en coup droit, surtout en bout de course, mais le coup droit coupé reste souvent un coup défensif, alors qu’en revers, il peut être utilisé pour monter au filet, ou réaliser un passing shot.
L’effet rétro est une variante très marquée du coup coupé, où le joueur va vraiment venir frotter la balle de l’avant vers l’arrière. Ce coup est souvent utilisé sur des balles amorties, particulièrement sur terre battue, afin de gêner l’adversaire dans sa course. Certains joueurs sont même capables de mettre un effet rétro qui fait revenir la balle dans leur propre camp après être tombée dans celui de l’adversaire.
Le slice
Le terme de slice est appliqué la plupart du temps au service. Un service slicé est foncièrement un service coupé, même si les caractéristiques de ces deux types d’effets ne sont pas identiques. Une balle slicée (« tranchée » en français) est frappée sur le coté, de telle sorte qu’un mouvement de rotation diagonal lui est imprimé. La trajectoire d’un service slicé ne sera pas rectiligne, et la balle en vol aura tendance à se diriger vers l’un des côtés du court. En outre, après le rebond, la balle slicée aura tendance à s’écraser (rebond assez bas) et à partir sur le côté.
Le slice est un effet très utilisé sur toutes les surfaces, et particulièrement le gazon, car il permet de faire sortir l’adversaire du terrain, et donc de s’ouvrir le court. Le service slicé est une arme très utilisée par les gauchers, qui ont moins de mal à frapper la balle sur le côté. Cela leur permet également d’envoyer leur service sur le revers de leur adversaire droitier, coup qui est rarement un point fort des joueurs.
Les tournois professionnels
Le Grand Chelem
Les tournois du Grand Chelem sont les quatre tournois majeurs de calendrier professionnel : Open d’Australie, Internationaux de France de Roland Garros, Tournoi de Wimbledon, et US Open. Ces tournois se déroulent sur deux semaines, et les joueurs et joueuses s’affrontent tous les deux jours. Les tableaux masculin et féminin regroupent 128 joueurs chacun, parmi lesquels 32 têtes de série (déterminées par le classement technique), des joueurs issus des qualifications, et des joueurs invités, qui reçoivent une wild-card. La principale différence entre les tournois du grand chelem et les autres tournois du calendrier réside dans le fait que les rencontres se disputent au meilleur des cinq sets chez les hommes, ce qui donne parfois lieu à des rencontres très longues.

Les tournois du grand chelem regroupent toutes les catégories de joueurs, ainsi, les différents tournois qui ont lieu lors de chaque grand chelem sont : simple hommes, simple femmes, double hommes, doubles femmes, doubles mixte, junior garçons et junior filles.
Notes
1. Ministère des Affaires étrangères - Sport et littérature
2. (en)History of the tennis
3.s.d. Terret Thierry, Histoire des sports, Paris, L’Harmattan, 1996, p.101-133 : "La diffusion du tennis en France" par Waser Anne-Marie
4. Histoire du Grand Chelem
5. Encyclopédie Universalis en ligne
6. 6,0 6,1 Jean-Michel Mehl, Les Jeux au royaume de France du XIIIe au début du XVIe siècle, Fayard, Paris, 1993, p. 47.
7. Érasme, Colloques, 1522, p. 166.
8. Encyclopédie, t. XII, Neuchâtel, 1765, p. 201.
9. Fédération française de tennis - les règles du tennis
10. Fédération française de tennis - les règles du tennis ; règle 1 : dimensions et équipements
11. Site de Eurosport
12. STAPS Nancy - les effets du tennis
Source : Wikipédia |