Alors, la balade vous dit ?
Par monts et par vaux du hameau au coeur du village ?
" demi-tour... maaaarche... une-deux... une-deux... ".
La petite route de campagne lézarde au soleil.
Capricieuse et tolérante, elle s’insinue dans les creux et calque les bosses, virant à droite pour faire la course avec le ruisseau, virant à gauche pour éviter le bois du Château des Forges. Le Château-ferme de la Cour Bail atteste lui aussi d’un village prospère en son temps, tout comme le Château Hannecart.
Au " fond du village ", puisant son eau dans le ruisseau, une brasserie, aujourd’hui en ruines, aurait fabriqué une excellente bière de type Saison...
" une-deux... une-deux... ",
empruntons donc les escaliers en pierre qui amènent à l’église, cinq à six étages plus haut.
Les soirs d’été, les amoureux s’y donnent rendez-vous, tout comme au " pont de la ville " (dans le " fond du village ") ou (mieux ?) au petit pont, pas très loin du bief et de la Cour Bail, plus à l’abri des regards.
" une... deux... une... deux... ".
La montée est rude car la dénivellation est très importante. Le haut du village est, en effet, posé sur le roc, et l’on ne peut mesurer la beauté de la vallée qu’une fois le souffle retrouvé.
" une-deux... une-deux... ".
Remontons maintenant la grand’rue jusqu’à la chapelle de la Place Verte, en direction de Barbençon et de sa carrière de petit granit bleu (le plus beau filon de la région, autrefois propriété d’une famille de Froidchapelle).
" demi-tour... une-deux... une-deux... "
et nous voici juste à côté de la Place Verte (on ne l’a jamais bétonnée ni asphaltée... un gazon la recouvre entièrement pour le plus grand bonheur des jeunes footballeurs... en herbe !).
Là, enserré entre deux rues, le kiosque se dresse fièrement sur sa petite place personnelle, entouré d’une superbe charmille. Solre-Saint-Géry est le seul village de l’entité qui possède encore un kiosque. Les fanfares y donnent (autrefois régulièrement, aujourd’hui juste de temps en temps) le concert en plein air les après-midi de dimanches ensoleillés et le soir, les danseurs virevoltent tout autour de lui, les couples se font et se défont sous les lampions et la lune montante.
Anciennement, c’étaient aussi des chariots qui faisaient office de kiosque et on pouvait, de ce fait, donner des concerts dans les différents quartiers et villages des environs.