fiche n°354 : Rock Heure Festival 2006 ___________________
14 OCTOBRE
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Rock’Heure Festival (RHF)...
Le RHF est le fruit d’un passionné de musique, Marc BOMAL.
Pourquoi le Rock’Heure ?
En 2005, il rêve de faire bouger la région des Lacs en organisant un concert. Un ami de la région relève le pari, Marc & Olivier entreprennent alors toute l’organisation du premier RHF, avec le soutien d’un troisième passionné, Renaud. Ce sera une réussite avec comme affiche
deux groupes locaux (Larsen et Baden Power) suivit de Shoot B (groupe local), les TLSS (groupe carolo) et SKEILL (groupe français de retour en 2006) clôturant les festivités.
L’organisation (BOPO & CO = BOmal Marc, POroli Olivier & COlle Renaud)décide alors de continuer l’aventure en 2006. Son but premier est d’amener les groupes régionaux à jouer avec d’autres de renommée plus importante. Ensuite, d’offrir aux amateurs de la région un événement musical de qualité.
Résolument tourné vers le pop rock, BOPO & CO s’est tourné vers Pure FM qui a accepté de soutenir le RHF 2006.
Le RHF 2006
Cette année le festival déménage au sens propre comme au figuré. En effet, il se déroulera à Silenrieux à la salle « La Silène », plus adaptée à ce genre de festivités.
Affiche 2006
Flexa Lyndo... la valeur sûre du RHF
Actifs au sein de la scène musicale belge depuis plus de 10 ans, loïc b.o.,Gaël et Gaëtan L (tous les trois originaires de Namur) ont sorti leur premier album sous le nom de Flexa Lyndo en ’99. Toujours à l’affût d’influences diverses,qui proviennent de la musique, tous genres confondus, mais aussi du graphisme, de la littérature et du cinéma, ces érudits rock and roll (c’est du moins l’image qu’on leur prête) n’hésitent jamais à remettre en cause leur univers musical.
Ceci explique un parcours discographique allant de la lo-fi (en 1999, sortie
de l’album « 45 minutes » produit par Federico Pellegrini des « Little Rabbits
») en passant par la pop richement instrumentée (en 2001, sortie de « Little
Everyday Masterplan » produit par Tony Goddess des « Papas Fritas ») et
l’électronique à guitares (voir le dernier album, « Slow Club »). Ceci explique
également qu’autour du trio de base, le line-up est fluctuant. Flexa Lyndo
creuse donc patiemment le sillon pop-rock, tout en se réinventant sans
cesse, au fil d’enregistrements qui privilégient l’introversion et la recherche
sonore, mais également au fil de concerts entre retenue et explosions soniques.
Derrière eux désormais, deux albums acclamés un peu partout, et des tournées en France, en Allemagne, Hollande, Suisse ou même Canada, des apparitions
dans de nombreux festivals, avec notamment deux têtes d’affiche à Dour, de nombreuses apparitions aux « Nuits Botanique » et une participation aux somptueuses « Nachten » d’Anvers, ou encore au festival « Musiques
volantes » à Metz, aux « Rockomotives » de Vendôme, aux « Transmusicales » de Rennes ou au festival européen « Temps d’Images ». Derrière eux aussi, des concerts partagés avec Nada Surf, Placebo, Papas Fritas, Smog, 22 Pistepirkko, Venus, Gallon Drunk, The Dandy Warhols, Tarwater,
American Analog Set... Groupe sincère, groupe doué, reconnu au-delà de nos frontières, Flexa Lyndo a probablement initié bien des vocations en
Belgique.
Avec Slow Club, le dernier album en date, le groupe revient après deux ans
de silence. Enregistré à 50 mètres de la Meuse, dans un local de répétition
devenu doucement studio d’enregistrement, cet album a été produit par le
groupe lui-même et mixé par Gilles Martin (dEUS, Venus, Girls in Hawaii),
Duke (Venus) et Stephan Kraemer (Yann Tiersen). Parmi les 11 morceaux
de cet album qui allie mélodies simples mais classieuses et profondeur de
champ sonore, deux tendances s’y détachent clairement : l’une révélatrice
de la passion du groupe pour les laptops et l’électronique allemande ; l’autre
toutes guitares dehors, comme un croisement entre Sonic Youth et le Velvet
Underground.
One Day Clinic... les régionaux du RHF
2002, décollage... 2 complices s’acharnent en soirées d’orgie guitare/chant.
Après un concert intime en duo : mais où est la batterie ? Une percussion
dynamitée apparaît indispensable vu le répertoire plutôt ’mouvementé’ à
consonance électrique. Greg "La Pieuvre" endosse une 3ème camisole,
naissance de complicité.
2003, les moteurs ODC tournent à petit régime, série de concerts basés
principalement sur un répertoire de reprises, et une 1ère partie des
"Showstar" et "Girls in Hawaï" au ’Botarock’ de Sivry, la 4ème camisole sera
pour notre bassiste François Petit.
2004, le quadrimoteur ODC prend de l’altitude et vole de ses propres notes
à bord d’un répertoire de compositions originales.
Décembre 2004, la 5ème camisole rythmique enfilée par Joe lui va à merveille,
1ère démo studio, plein gaz capitaine Chaby, commandant Grinta, à
l’abordage !
One Day Clinic, en deux mots, c’est :
• Un rock déchiré et mélodieux, une pointe de pili-pili sur les cordes.
• Des riffs simples et efficaces, une voix qui sème douceur et tempête.
• Une envie de faire plaisir aux autres et de se faire plaisir, de la joie, des
larmes, des frissons et l’oubli de se prendre au sérieux.
Des influences, j’en ai plein mon sac... L’asile des ODC est rempli de noms
et d’empruntes, nous puisons dans nos têtes, dans vos têtes, dans vos
yeux, dans vos sentiments et tripes, ce besoin de vivre plus fort comme
beaucoup d’autres artistes, d’oublier tout pendant des instants magiques et
pétillants.
2005 a été propice à la découverte, l’Inc’Rock festival en première partie des
"Hollywood P$$$rn Stars", fêtes de la musique de Thuin et Couvin, Natura-
Rock festival de Philippeville avec "Eté 67", "Le Père Noël est un rockeur"
avec "l’Experimental Tropic Blues Band" ou encore "Da Familia", autant de
personnages qui imposent le respect, et nous en voulons encore, nous en
voulons plus !
Fin 2005 en beauté avec l’entrée en studio pour l’enregistrement du 1er album
qui est sorti début 2006, la camisole se resserre. Mais attention, le plaisir
engendré par les prestations sur scène reste primordial et le contact avec
le public, c’est la communion, quand la sueur se mêle aux mouvements, aux
frissons et aux décharges d’électricité, les ODC renaissent de plus belle !
Jelly... la découverte du RHF
« Une musique élaborée, des mélodies épicées, Jelly n’a pas peur de surprendre
: il pose les jalons d’un terrain plutôt cosy, et n’hésite pas à secouer
le tout avec des riffs un peu plus distordus ou des attaques carrément rock n’
roll (...) une alchimie complexe, « schakérisée » et réussie (...) influences
alternatives bien présentes ».
(Extrait de la chronique de Corentin Skwara, Music Productive, août 2005)
Jelly est un quintet wallon à la fois originaire de Braine-l’Alleud/Waterloo et
de Enghien qui voit le jour début 2004. Jelly est la croisée de deux groupes.
D’un côté, Vincent (guitare), Christian (guitare) et Benoit (batterie) qui jouent
ensemble depuis 1995 dans différents projets reprenant les tubes alternatifs
de l’époque. De l’autre, Olivier (basse) et Julien (chant), amis d’enfance et
anciens membre d’un groupe de Métal « One By One ».
La fusion des styles est la base de Jelly qui parvient à créer une musique
combinant à la fois rock, electro et un léger côté pop, sans toutefois s’éloigner
de leur racine de rock alternatif. Le chant n’est pas une donnée constante
pour JELLY, variant d’une chanson à l’autre : tantôt inexistant, tantôt
organisée autour de samples ou habillement alterné entre les chanteurs.
Tout s’est enchaîné très vite avec une année 2004 entièrement consacrée à
la création d’un répertoire comptant à présent plus de 30 titres et l’enregistrement
début 2005 d’une première démo, saluée par la presse et la TV
(Vers l’Avenir, Pop-rock.com, TV COM, Music Productive,etc.).
Jelly vit ensuite ses premiers concerts dans des conditions très intéressantes
au côté de Flexa Lyndo (Salon de Silly), de Major Deluxe et de Sioen
(CC Braine l’Alleud) et s’offre en passant une couronne dans le cadre du
concours « Pure Démo » de Pure FM avec « Helpess Ants ». Chaque prestation
s’est soldée par un super accueil du public et des organisateurs.
Début 2006, Jelly enchaîne une dizaine de date au côté de Melchior et de
Elvis Ghettoblaster notamment, s’offre une finale dans le cadre du concours
« Blast Beat » (prévue fin avril) et vient d’être sélectionné pour le Tremplin
Rock’n Solex 2006 à Rennes (France) qui se déroule début mai. A côté de
cela, Jelly se concentre actuellement sur l’enregistrement de leur second EP
5 titres qui devrait sortir courant mai. (Premier EP toujours disponible sur le
site du groupe).
En concert, Jelly parvient à jongler avec émotion, énergie et intensité tout en
explorant un set imprégné de multiples influences musicales. Et même si
une certaine tendance électronique a fait son apparition, celle-ci ne prend
toutefois pas le dessus sur le côté alternatif !
A découvrir ...
Pillow... les franco-belges et découverte du RHF
L’impossible alliance s’incarne dans Pillow, Collectif belgo-français à géométrie
variable. Infaillible coalition de cinq musiciens, Pillow renverse les frontières
musicales, s’agrippe aux inégalables ruptures de rythme de Joy Divison
et opère une fusion entre le post-rock d’Explosion In The Sky et les pulsions
électroniques de Radiohead. Sans tergiverser, les coups de basse extatiques
viennent soudoyer les gracieux arpèges de leur lit de nostalgie. Loin
des clichés instrumentaux véhiculés par les myriades de formations postrock,
Pillow compresse le son et n’en retient que ses meilleures substances.
Moins d’un an après leur formation, les membres de Pillow enregistrent un
premier album éponyme par l’entremise de l’illustre label « Carte Postale
Records ». Acclamé par le Rock & Folk ou le Télémoustique dès sa sortie,
ce disque s’apparente à une orfèvrerie instrumentale, un objet rare.
Ici, les mélodies slaloment entre les décharges électriques assenées par les
guitares et les accalmies insufflées par les claviers : la descente est vertigineuse...
Skeil... les talentueux français de retour en 2006
Style Funk Electro Acid Jazz
Skeil est un groupe qui puise ses ressources musicales dans les racines de
l’acid jazz, et dans la dynamique mélodieuse de la funk.
Inspiré d’artistes non moins connus, tel Jamiroquaï, Stevie Wonder, en passant
par Jaco Pastorius, James Taylor Quartet ainsi qu’Eric Truffaz,
« fabricant » sa musique, en combinant talent, émotion personnelle et tendance
actuelle. Il poursuit sa quête perpétuelle vers une harmonie musicale
en adéquation avec ses valeurs.