fiche n°11 : Pierres qui tournent ___________________
DEUX MÉGALITHES EN GRÈS LANDÉNIEN
Sur le térritoire de Sautin, se dressent deux mégalithes en grès landénien orientés dans le sens nord-ouest/sud-est. Mesurant sensiblement la même hauteur, l’un des mégalithes est appelé " la pierre qui tourne " tandis que l’autre est nommé " le polissoir ".
Autrefois monolithe, la pierre qui tourne a été cassée en deux parties. Reconstituée en 1920 par un maçon de la commune qui a ressoudé les morceaux à l’aide de béton, elle a pour dimension une hauteur de 2,50m, une largeur variant entre 0,50m et 1,20m et une épaisseur allant de 0,60m à 0,80m. Le polissoir ayant, quant à lui, le sommet arrondi, a pour dimensions une hauteur de 2,20m, une largeur à la base de 1,75m et une épaisseur moyenne de 0,50m. Par ailleurs, sur sa face tournée vers le sud-ouest, un sillon horizontal, long de 1,20m, large de 0,30m et profond de 0,20m, le traverse à mi-hauteur. Rattachées à ces mégalithes, de curieuses légendes racontent que : - chaque soir, juste avant minuit, les pierres accomplissent un demi-tour sur elles-mêmes. -ch que matin, lorsque le coq claironne dans les environs, l’une d’entre elles tourne également. -les pierres tournent aussi sur elles-mêmes durant la nuit de Noël. -Les druides et les druidessees, à force de tourner et de danser autour de ces pierres, les faisaient tourner. Par ailleurs, si on parle toujours de "la" pierre qui tourne, les légendes parlent toujours "des pierres qui tournent." Légion en Europe occidentale, ces pierres qui tournent, ou encore qui virent, sont souvent associées à l’idée d’un trésor qui serait enfoui à leur base. Ainsi, en 1835, la pierre qui tourne de Froidchapelle fut abattue dans l’espoir d’y trouver un trésor ! En fait, ces mégalithes ont tous les mêmes caractéristiques ; ils bougent à l’aurore, à minuit ou encore aux solstices ; c’est-à-dire lorsque le temps arrive à un moment charnière. Ils se comportent comme une porte qui s’ouvre ou se ferme au gré des mouvements du soleil, ce qui révèle leur caractère sacré. Les travaux de l’école de Mythologie française ont d’ailleurs pleine ent confirmé que les pierres qui tournent étaient jadis, au centre de cultes solaires. La conservation et l’entretien de ce site sont assurés par la Régie des Bâtiments.