fiche n°20 : Montbliart ___________________
LE PLUS PETIT VILLAGE DE NOTRE ENTITÉ.
Venant de Rance, l’on découvre, au bout d’une longue côte qui traverse les bois, à la corne du cimetière, les quelques maisons qui forment le centre de Montbliart, "village clairière", entourant l’église paroissiale Notre-Dame
Autrefois les manants reculèrent, selon la tradition orale, à coups d’épaules pour faire place au chemin d’Eppe qui la borde à l’est. Avec ses 347 habitants et ses 510 ha, Montbliart est le plus petit village de notre entité. Le nom même de Montbliart évoque sa situation élevée ’MONT) ; quant à BLIART, il provient probablement du nom d’un tenancier qui exerçait les fonctions de forestier et qui avait la responsabilité de garder le gibier du seigneur. Les premiers écrits dans lesquels on parle de Montbliart datent de 1185 et son extrait de la "Chronique de Gislebert". Il existait déjà à cette époque une communauté agricole disposant d’une église qui était désservie par les moines de Liessies. Au Moyen-Age, Montbliart relevait de deux seigneuries, la partie sud du village dépendait de Chimay tandis que le Nord dependait de Beaumont. Le 24 janvier 1624, naquit à Montbliart Paul Desorbait ; vers 1641, séduit par un guérisseur de passage, il quitta sa région natale, on le retrouva quelques années plus tard à Viennes où sa réputation de guérisseur était telle qu’il fut appelé au chevet de l’impératrice Eléonore d’Autriche qu’il guérit d’un épanchement de lait au sein. Un pont porte le nom du plus célèbre de ses enfants. En 1953, Pol Bury et André Balthazar, artististes mondialement connus, créent l’Académie de Montbliart et la "Pensée Bûl", philosophie qui fait appel aux esprits imaginaires, fantaisistes voire même loufoques. Le mouvement du Daily Bûl est toujours très en vogue parmi les artistes. Aujourd’hui Montbliart, seul village qui a réussi à faire reculer son église, coule des jours heureux à l’ombre de son château qui était au 17ème siècle, l’habitation d’un maître de forges. 1 En la mémoire de Paul Sorbait - Professeur à l’Université de Vienne 2 "Le Château", datant du XVIIè siècle. 3 La fontaine des malades La Fontaine des Malades et sa légende Pays de légendes, de sourciers et de sorcières, les forêts de la Botte du Hainaut renferment en leur sein le plus profond un village bien sympathique où, aujourd’hui encore, coule une fontaine : elle porte ma foi un nom assez répandu, il s’agit de la "Fontaine des Malades", de Montbliart. Son eau est à la fois si douce et bonne à boire que beucoup de gens de la région viennent s’y approvisionner. Autrefois, une dizaine d’habitations étaient groupées en ce lieu-dit "Pisselotte", 35 habitants mettaient de la vie où aujourd’hui seule la fontaine frémit. De tous les temps, l’eau a assouvi la soif, mais dans ces régions où l’on croit plus facilement aux bienfaits de Mère Nature, on vint aussi la quérir pour soulager certaines maladies. Ce n’est pas pour rien que cette source, comme tant d’autres, prit le nom de ’Fontaine des Malades". "La Pincotte", peu à peu est devenue "la Pisselote" et toutes les sources des environs reçu-rent la visite de bien d s maux, de bien des plaies, qu’elles soignèrent vaille que vaille. Seule "pisselote" garda le nom de "Fontaine des Malades" et continua à être fréquentée jusqu’à nos jours. Il n’y a pas si longtemps encore, lors des canicules de 1976, la petite source fut sollicitée. Jour et nuit, on faisait la file avec des cruches, des bidons, des bouteilles. Alors que l’eau était rationnée partout, la petite source, comme par enchantement, continuait inlassablement de couler. Depuis, La Pisselote est un peu plus tranquille, à la voir, on croirait presque qu’elle s’ennuie.