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PUBLIREPORTAGE: Les mayeurs à Barbençon de 1878 à nos jours :::


logo ARTICLE 206

fiche n°206 :
Les mayeurs à Barbençon de 1878 à nos jours
 

La présente chronique n’a d’autre but que de fixer les souvenirs recueillis chez leurs ascendants par quelques octogénaires du village et de rapporter des faits auxquels ils ont eux-mêmes été mêlés dans leur commune natale.

En rétablissant chronologiquement la longue liste des divers bourgmestres qui se sont succédé à Barbençon depuis un siècle, on se fera une modeste idée des étapes de progrès développés dans la vie locale.

M. Louis JULLIEN termine son mayorat en 1878. Quoique exploitant de la ferme actuellement appelée ferme de Fondmartin, et de ce temps-là dénommée ferme de la Machine, parce qu’une machine à vapeur y actionnait une distillerie, ce bourgmestre trouvait le temps de parcourir quotidiennement, pour inspection, les grands axes de sa commune. Il montait pour ce faire un fringuant bidet. Il désigna un sieur LEBEAU comme instituteur et secrétaire communal. Les passages à gué du Barbesigneau, sous le Grand Moulin, rue de l’Etang et rue Village furent remplacés par les ponts "du Moulin" et "Pont Charlet". Le pont "Magain" recouvrit le passage à gué du ruisselet descendant des "Garroneries". Pour la première fois, ce bourgmestre fit empierrer les principales artères du village et procéder au "cylindrage" de ces routes (écrasement de la pierraille mélangée à de la terre mouillée par un "gros rouleau" mû par une locomobile).

En 1878, les élections communales contribuent à la nomination de M. Ernest de PAUL DE BARCHIFONTAINE, maître de forges en retraite et récent acquéreur du château et domaine de Barbençon. Sous son mayorat qui durera jusqu’en 1914, de nombreux travaux de voirie sont effectués. En 1896, la distribution d’eau est établie dans le village et treize bornes-fontaines y sont éparpillées dans tous les quartiers. En 1909, la reprise des anciennes armoiries communales est décidée par l’Administration communale. Une salle de fêtes enfantines pour la Saint-Nicolas et Noël des petits est réservée dans les dépendances du château. Un local de la rue du village est mis à la disposition du Patronage d’abord, du cercle dramatique, ensuite.

Entre 1880 et 1914 ont lieu les nominations suivantes : MM. Léandre DEVENTER, et Fidèle CANTINEAU, père, successivement secrétaires communaux. Mlle Marie HANNOTEAU, puis les Soeurs de la Providence, institutrices primaires communales ; Mlle Thérèse STORMACH, institutrice gardienne communale ; M. Georges HANNOTEAU, puis M. Emile DEMOULIN, instituteurs primaires communaux ; M. Louis ROUET, receveur communal ; M. Victor DOUNIAUX, garde-champêtre ; M. Ernest JAUQUET, père, cantonnier.

C’est aussi sous le mayorat de M. Paul de BARCHIFONTAINE, que furent édifiées la Maison communale comprenant l’école primaire des garçons, un logement pour l’instituteur et des dépendances, un salon communal et un bureau pour le secrétariat. A la rue du Pavé, furent aussi construits le logement de l’institutrice primaire et un groupe scolaire comprenant l’école primaire pour filles, l’école gardienne, une vaste cour de récréation, un grand potager emmuraillé.

Une fanfare renommée et une société de carabiniers disposant d’un tir dans le Bosquétiau durèrent jusqu’en 1914.

M. Augustin ALLARD, premier échevin en 1914, fera fonction de bourgmestre durant toute la guerre. Il sera nommé premier magistrat aux élections de 1920 et ne démissionnera qu’en 1926. Pendant la première guerre mondiale, il prend comme secrétaire communal intérimaire M. Achille RENAUX, de Solre-Saint-Géry et pour remplacer l’instituteur qui a fui en France il désigne Mme HUBERT comme institutrice temporaire à l’école des garçons. Pendant les quatre années de guerre, M. ALLARD tient tête à l’occupant pour ce qui concerne ses exigences en réquisitions d’hommes et de denrées agricoles, de chevaux. En novembre 1918, il a l’honneur de conduire un cortège d’écoliers et de ses concitoyens sur la grand-route de Beaumont pour accueillir le général anglais STRICKLAND et ses troupes qui viennent de libérer le secteur d’Avesnes et Maubeuge. C’est sous son mayorat qu’est décidée l’électrification de la commune et son affiliation à l’Intercommunale d’Electricité du Sud du Hainaut. Il se retire en 1926 après avoir Mlle Marthe CATEAU, institutrice gardienne.

M. Gaston GÉRARD, est élu aux élections de 1926. Sous son administration est décidé le curage du ruisseau "Le Barbesigneau", travail qui a fait couler beaucoup d’encre à cette époque. Cinq nominations ont eu lieu sous son mayorat : le garde-champêtre, M. Ernest JAUQUET-CARLIER ; le secrétaire communal, M. Joseph DEMOULIN ; l’institutrice Mlle Madeleine DESOIL et l’instituteur M. Max DEFER-GÉRIN ; enfin M. Victor DOUNIAUX comme receveur communal.

M. Ulysse PAYEN est nommé en 1932 et procède aux désignations de M. Désiré SELVAIS, comme chef cantonnier, de M. Armand GROGNA comme secrétaire communal et de Mlle Marcelle LOBET, comme institutrice gardienne. On désigna également au poste de garde-champêtre M. Louis DEVERGNIES, ancien prisonnier de guerre 1940-1945.

En 1940, en l’absence du bourgmestre, M. Léon GÉRIN, conseiller communal, qui est resté dans sa commune, aura la dure responsabilité de la conduire durant les mois cruciaux de mai à juillet. Il organisera le ravitaillement, les secours aux réfugiés, la sépulture aux victimes de bombes et de la mitraille tombant sur les routes, à l’enfouissement des bestiaux et chevaux mitraillés par l’occupant, et regroupera filles et garçons pour terminer tant bien que mal l’année scolaire.

M. Lucien WAROLUS fera fonction de bourgmestre quelque temps et M. Léon FÉRAUGE, conseiller communal, sera réquisitionné par l’armée allemande en déroute durant juillet à septembre 1940, pour des tâches bien ingrates qui révolteront son patriotisme et sa droiture native.

De 1940 à 1952 il n’y aura pas d’élections communales et durant cette période, sous l’impulsion du jeune échevin des travaux, M. Léonard GÉRIN, l’asphaltage des artères principales et de la grand-route sont réalisés totalement. Suggérée par feu M. l’Inspecteur principal MATHOT, est réalisée la modernisation du groupe scolaire du Pavé, avec création d’un préau couvert et d’un vestiaire scolaire.

En vue d’une restauration de l’église Saint-Lambert, l’édifice est proposé au classement par la Commission des Monuments et Sites. Celle-ci, après enquête, classe le monument.

M. Emile NICOLAS devient bourgmestre à la suite des élections de 1958. Son administration communale procède à des améliorations de voirie interne et campagnarde, à des extensions de la conduite d’eau dans des quartiers jusqu’alors dépourvus, à un nouveau curage du Barbesigneau. L’autorisation de lotir le Domaine du château comprenant l’ancien parc est donnée à M. DEMANET et un dossier de restauration de l’église paroissiale est introduit aux instances supérieures. M. Max DUTRIEUX, est nommé secrétaire communal.

M. Hector MONIOTTE, succède à M. NICOLAS en 1969. Il expédiera les affaires courantes et, à la suite de la démission de Mme PETIT-LESOIL, présidera à la nomination de M. TONGLET comme instituteur primaire.

M. Joseph FAGOT, par la fusion des communes deviendra le premier bourgmestre de la nouvelle entité groupant huit communes : Beaumont, Renlies, Solre-Saint-Géry, Leugnies, Leval-Chaudeville, Thirimont et Strée. Il pris l’écharpe mayorale le 1er janvier 1977.

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