PUBLIREPORTAGE: Forges - Le rond-point Lamarcheville et la villa Belle Avoine :::
fiche n°196 : Forges - Le rond-point Lamarcheville et la villa Belle Avoine ___________________
ILS VONT TRACER 34 KM DE CHEMINS RECTILIGNES QUI SE CROISENT EN ÉTOILE EN TROIS GRANDS CARREFOURS. SOURCE :HTTP://USERS.SKYNET.BE/JOUNIAUX_JP
Les grands espaces entre l’Abbaye de Scourmont et Forge-Philippe faisaient parties du domaine princier de François Joseph. Suite à des partages successoraux et une gestion maladroite du patrimoine, celui-ci fût démentelé. En 1853, la forêt de Tiérache est vendue à un consortium de 6 financiers, appelé "La société Liégeoise". Le bien comprend l’extension du domaine de Cendron à Seloignes avec une forêt de 2.500 ha. Parmi les financiers, les Lamarche, nôbles rentiers de Liège, vont jouer un rôle crucial dans les tentatives de mise en valeur de ce territoire perdu.
Durant 10 ans, les nouveaux propriétaires mettent leur bien en valeur. Ils vont tracer 34 km de chemins rectilignes qui se croisent en étoile en trois grands carrefours. Dans le but de recouvrer l’argent investi, la forêt est intensivement exploitée, elle est défrichée par des déserteurs français et des Flamands préparent le sol
Charles Lamarche rêve de terres riches et fertiles. Il projette de grandes fermes céréalières, comme autant de comptoirs dans cette nouvelle colonie. En 1854 pour concrétiser ses ambitions, Charles Lamarche fait construire une villa au carrefour du rond point. Elle est baptisée Villa Belle Avoine. De 1854 à 1876, le domaine est divisé en lots. Neuf fermes riches sont construites avec le grès rougeâtre extrait de la carrière du Rond-Point puis vendues à des cultivateurs. Elles prennent les noms des coupes effectuées dans la forêt : la Grande-Taille, la Grande-Pouillette, la Walrand ...
Après quelques années, le rêve s’effondre. Les terres sont pauvres et peu rentables. Les gains financiers sont faibles et l’arrivée du blé américain sur le marché fait chuter les cours. En 1895 la S.A. Herbagère de l’Oise est crèée pour sortir les fermes du Rond-Point du marasme financier dans lequelle elles se trouvent. Dans le même élan, toute une infrastructure est mise en place. Les fermiers bénéficient de machines agricoles, d’un atelier de réparation, d’une meunerie, d’une boulangerie, d’une forge, d’un laboratoire et même d’une école élémentaire. La petite entitée ainsi constituée portera le nom de Lamarcheville.
En 1900, la société herbagère est dissoute. Les Lamarche s’associent avec 19 propriétaires pour fonder la S.A. de Lamarcheville. Les desendants de Charles Lamarche poursuivent le rêve mégalomane de leur ancêtre, fonder une ville en pleine campagne.
La méconnaissance de l’âme du paysan, les dépenses excessives, la mauvaise gestion des finances provoque le dépôt de bilan en 1905. Les conséquences de la faillite seront non seulement économiques mais aussi humaines et paysagères.