Ici, comme dans toute la région, la bataille fit rage... " boum "... "
tac-tac-tac "... " boum "... Et puis, enfin, après de longues années de terribles souffrances et d’occupation, le 11 novembre 1918 à 11 h 00, le Capitaine l’Huillier fit sonner l’Armistice, place de la Fortelle à Beauwelz.
Après l’euphorie de la libération, on oublia peu à peu la guerre et toute la misère qu’elle avait amené. La vie reprit son cours, durement, âprement ; il fallait reconstruire. Les paysans et les ouvriers se remirent au travail... C’était oublier que les hommes n’ont jamais fini la guerre et qu’un certain Adolphe Hitler avait pris du grade, là-bas en Allemagne. Un jour, noir et triste, la nouvelle arriva jusqu’aux confins de la Belgique :
la guerre recommençait.
Vous connaissez la suite...
" boum "... " tac-tac-tac-tac-tac "... Mais cette fois avec des armes plus sophistiquées... Peu à peu, " Ici, Londres " commença à donner les messages avant-coureur du débarquement. Dans la campagne aux alentours de Momignies, les bombardement avaient détruit beaucoup de foyers. Le 2 septembre 1945, à
11 h 30, 12 GI’s perdaient la vie sur le champ de bataille de Monceau-Imbrechies ; ils étaient parmi les premiers américains tombés pour notre libération... " boum "...
Le Musée " 40-45 " retrace les grandes lignes de l’offensive, les combats, les défaites et les victoires. La vie quotidienne dans la région et les tirs aveugles des canons qui éventraient la terre, les pierres et les hommes.
Mais l’esprit de la fête souffle également sur Momignies, ne serait-ce que par la présence des kiosques qui permettent aux fanfares et orchestres de la région de faire valser la jeunesse. Celui de Momignies fait toujours
l’étonnement des visiteurs par sa conception, sa grandeur et sa forme originales, tout comme le Tilleul de Macon (XVème siècle) et la place du Vichy, tous deux classés.