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PUBLIREPORTAGE: Découverte des allentours de Froidchapelle :::


fiche n°28 :
Découverte des allentours de Froidchapelle
 

Chene Notre-Dame des Lumières Froidchapelle, rue d’Hernoy, en face du n°3 - proche promenade ß) Proche de l’ancienne gare de Froidchapelle, il mesure 3,50m de tour. Le chêne fut miné par les allemands en 1918, et incendié en 1940. Malgré les mutilations et les outrages, le chêne est toujours debout, témoin muet de l’inconstance des hommes et de la légende des siècles. La statuette d’une vierge y était suspendue, on l’invoquait jadis pour les maladies des yeux.

La carrière à Roc Rue de Hernoy Village de clairière, la communauté froid-chapelloise fabriquait au XVIIIème siècle à peu près tout ce dont elle avait besoin pour vivre : elle possédait ainsi des bras-series, des saboteries, taillanderies, fabriques de cire, tissanderies de laine et de lin, fabriques d’instruments aratoires... Parallèlement à cette économie domes-tique, de petites industries virent le jour, comme la célèbre carrière à Roc qui fournit le plus beau marbre rouge dit de Rance, largement utilisé pour l’ornementation du château de Versailles. Sa mise en activité remonte au XVIème siècle et l’on en extrayait encore environ 240mètres cubes de blocs de marbre vers 1925.
-  1 Le Calvaire Manderlier - rue du Gouty
-  2 La carrière à Roc
-  3 Maison de marbre - rue du Hernoy,13
-  4 Inscription dans le mur de la cure sur une plaque de marbre : « eCCeDoMUspastoraLis »

La Ferme de septanes En faisant route vers Beaumont (N40), on aperçoit au loin à gauche la ferme de Septanes, ancienne maison de maître de forge (on y accède également par Erpion). Isolée en lisière de forêt, c’est une remarquable ferme en quadrilatère, composée d’un logis du dernier tiers du XVIIIème siècle et de dépendances plus récentes, bordant une vaste cour rectan-gulaire dont l’entrée s’orne de piliers en pierre. Le corps de logis, somptueuse demeure en briques et pierre calcaire à deux niveaux et à haute toiture mansardée, est partiellement classé depuis le 22 juin 1984.

Eglise Sainte-Marie-Madeleine Erpion, rue Général Galet Le village d’Erpion se blottit autour de son église dédiée à sainte Marie-Madeleine, plantée à flanc de coteau et entourée du cimetière. C’est un édifice en pierre calcaire, composé d’une nef du XVème siècle, de trois travées séparées des bas-côtés par des colonnes trapues de type gothique hennuyer qui portent des arcs en plein cintre creusés de gorges ; d’un chœur, reconstruit dans la seconde moitié du XVIIIème siècle en un appareil plus soigné et ren-forcé de harpes d’angle. Mais l’aspect extérieur du sanctuaire a complètement changé depuis l’érection, en 1881, d’une monumentale tour néo-gothique. Le mobilier comprend notamment des autels en bois polychromé style Louis XV, et un banc de communion de la fin du XVIIIème siècle. Au chœur, on admirera une Sainte- Anne trinitaire (chêne polychromé du XVIIème siècle). Parmi les dalles funéraires, celle de Jean de Colnet, maître verrier (+1695)

Ferme rue des Censes Vergnies, rue des Censes Non loin du château de Vergnies, la rue des Censes offre aux regards un résumé parfait de l’architecture du XVIIIème siècle, avec une grange de 1788, une ferme en long composée de trois corps de bâtiments abritant respectivement le logis (1772), une grange de 1730 et des étables de 1765.

Emile Galet Le souvenir du Général Emile galet. Au n° 24 de la rue portant son nom, une plaque signale sa maison natale (en contrebas de l’église) et depuis 1980 une rue porte son nom. Sa carrière est éloquente : Ecole militaire, où il fut le condisciple du futur roi des Belges, et dont il sortit premier de sa promotion ; Ecole de guerre, où il enseigna dès 1907 avec le grade de commandant. Depuis 1912, et durant toute la grande guerre, il fait partie de l’entourage immé-diat d’Albert 1er. Nommé commandant à l’école Royale militaire en 1919 et chef d’état-major de l’armée en 1926, il publia plusieurs ouvrages (dont un préfacé par le Souverain en personne) ; il prit sa retraite en 1932, pour mourir peu après la campagne des 18 jours en 1940

Eglise Sainte Aldegonde place Albert 1er Sur une terrasse à la pointe de l’éperon qui porte le village, voici l’église Sainte-Aldegonde, avec son cortège de maisons entourant une place pittoresque. La nef centrale portée par des colonnes à chapiteaux et bas moulurés, date de la fin du XVIème siècle et ses collatéraux auraient été élargis en 1643. Le chœur en briques sur soubassements en moellons serait du XVIIème siècle et non de 1736 comme pourrait le laisser croire une pierre millésimée y encastrée plus tard. La tour, en moellons appareillés, de 1781, n’a que des entrées latérales. Le mobilier présente un intérêt certain (bancs en chêne, chaire de vérité du XVIIIème siècle, maître-autel en marbre provenant de l’abbaye de Liessies, comme peut-être aussi de curieuses stalles sculptées d’animaux fantastiques et de têtes humaines, autels latéraux, dalles funéraires et statues diverses).

Boussu-lez-Walcourt En latin, Boussu se dit "Buxus" ou Buxetem" : buis ou bois de buis. Il s’agit incontestablement d’un site préhistorique, comme en témoignent divers outils de pierre taillée (paléolithique) et polie (néolithique) que le hasard a fait sortir de leur enfouissement millénaire.

Des fouilles archéologiques ont mis au jour, au Champ du Grand Marchet, les substructures d’une importante villa romaine. Elle servait de résidence à l’un des fortunés belgo-romains qui se livrait au commerce, à l’industrie et à l’agriculture dans cette région. La première communauté villageoise s’édifia probablement autour de cette construction, attirant divers métiers et nécessitant une organisation sociale de plus en plus élaborée. Les archéologues découvrirent aussi, au Champ du Petit Marchet, une nécropole mérovingienne, y faisant ample moisson d’armes, bijoux, vases et médailles, qui rejoignirent les collections du musée archéologique de Charleroi. La première mention écrite du village remonte toutefois à 1131. La seigneurie de Boussu faisait partie de la terre de Barbençon, qui formait l’une des douze pairies du Comté de Hainaut et appartient à la famille de Barbençon de Boussu jusqu’au XVIIIème siècle En latin, Boussu se dit "Buxus" ou Buxetem" : buis ou bois de buis. Il s’agit incontestablement d’un site préhistorique, comme en témoignent divers outils de pierre taillée (paléolithique) et polie (néolithique) que le hasard a fait sortir de leur enfouissement millénaire.

Des fouilles archéologiques ont mis au jour, au Champ du Grand Marchet, les substructures d’une importante villa romaine. Elle servait de résidence à l’un des fortunés belgo-romains qui se livrait au commerce, à l’industrie et à l’agriculture dans cette région. La première communauté villageoise s’édifia probablement autour de cette construction, attirant divers métiers et nécessitant une organisation sociale de plus en plus élaborée. Les archéologues découvrirent aussi, au Champ du Petit Marchet, une nécropole mérovingienne, y faisant ample moisson d’armes, bijoux, vases et médailles, qui rejoignirent les collections du musée archéologique de Charleroi. La première mention écrite du village remonte toutefois à 1131. La seigneurie de Boussu faisait partie de la terre de Barbençon, qui formait l’une des douze pairies du Comté de Hainaut et appartient à la famille de Barbençon de Boussu jusqu’au XVIIIème siècle

L’eglise Saint-Remy Au Xème ou XIème siècle s’élevait ici une chapelle romane dont subsistent quelques traces dans le mur du bas-côté sud. Elle devint, au XIIIème ou XIVème siècle, une église à trois nefs dont il reste les murs du chœur, les arcades et le mur goutterot du bas-côté sud. Au XIVème siècle, toute la partie nord de la nef est reconstruite, avec pseudo-bras de transept et division intérieure en trois travées. On néglige-ra semblable remaniement de la partie sud, se contentant, pour corriger l’asy-métrie, d’y remplacer en sous-œuvre les piliers carrés par des piliers cylindriques à bases et chapiteaux moulurés d’un type semblable au bas-côté nord (fin XVIème ou XVIIème siècle). Enfin, la façade de la nef fut aussi transformée et couronnée d’un cloche-ton en charpente ardoisée. L’intérieur diffuse une ambiance de recueillement et de paix proche de celles des églises romanes. A gauche, trois arcades de style gothique hennuyer séparent la nef du bas-côté nord ; à droite, quatre arcs brisés en moellons sur colonnes hennuyères. Trois fenêtres hautes en arc surbaissé, murées, témoignent de l’existence, à l’origine, d’un clair étage dans l’église médiévale. Le chœur est précédé d’un arc diaphragme en plein cintre retom-bant sur des colonnes hennuyères engagées ; les voûtes sont en berceau lambrissé sur la nef et la chapelle nord (faux transept), et en demi-berceau sur les bas-côtés. On remarquera de splendides boiseries, jubé et banc de communion du XVIIIème siècle, l’autel de la Vierge en style renais-sance enchâssant un tableau du Couronnement (XVIIème siècle). Un confessionnal Louis XV avec chrono-gramme (1773) ; deux crédences gothiques en pierre ; des fonts baptis-maux, en pierre, du XIIIème siècle ; des statues en bois polychromé (saint Martin déchirant son manteau, et une Vierge à l’enfant). Les corbeaux et blochets sculptés qui représentent des anges et des apôtres, sur tout le bas-côté nord. Classée dès le 10 novembre 1941, l’église a bénéficié de plusieurs restaurations, notamment en 1937 et 1979. photo manquante de l’église Saint-Remy

Anciennes dépendance du Château Anciennes dépendances du Château (Boussu-lez-Walcourt, rue du Paradis, 3) Rue du Paradis, subsiste une partie importante des dépendances agricoles du château, disparu dès avant le XVIIIème siècle, mais on devine le site dans un renflement de terrain à une centaine de mètres au sud, au lieu-dit "le Tournant". Comme ce "Tournant" était entouré d’un fossé large de 15 à 18 m et profond d’1 à 1,70m, on peut supposer que s’y élevait jadis un château-fort, celui-là même, peut-être, que Jean de Bavière, prince-évêque de Liège, mit à sac en 1406. Propriété emmuraillée, le château actuel se compose principalement d’un long corps de bâtiment groupant un logis, d’anciennes étables et un ancien charril central surmonté d’une importante tour-colombier en briques. Les dates des ancrages (1881 et 1931) indiquent les dernières restaurations. L’arcade du porche d’entrée à la clé les armoiries et la devise des Barbençon de Boussu (EX PACE UBERTAS), ainsi que le millésime de 1726.

Le village d’Erpion Ce village est cité au IXème siècle parmi les biens du monastère de Lobbes. L’abbaye devait garder la dîme et la collation de la cure jusqu’à la fin de l’ancien régime mais la Seigneurie principale passa au sire de Barbençon. Pairie du comté de Hainaut, érigée en principauté en 1614, la terre de Barbençon (Barbençon, Boussu, Erpion, Vergnies) relevait de la juridiction du prévôt de Maubeuge et devint une enclave française en vertu du Traité de Nimègue qui cédait à Louis XIV la souveraineté du territoire de dette prévôté (1678). La Révolution française fit passer ces quatre villages au département du Nord, et ils continuèrent à en faire partie, à leur demande du reste. Le 14 janvier 1816, le roi Guillaume des Pays-Bas les annexa au canton de Beaumont bien que le traité de Paris eût omis de régler leur sort. En 1830, les habitants d’Erpion participèrent au mouvement réunioniste ; en désespoir de cause, ils signèrent en 1831, avec leurs voisins de Barbençon et de Boussu, une pétition réclamant le retour pur et simple à l’enclave de la France.

Vergnies Vergnies prit naissance à l’époque romaine : on y a découvert grande quantité de pièces de monnaie aux effigies des empereurs Adrien et Antonin. Le nom du village n’apparaît pourtant qu’en 1226. Sous l’ancien régime, Vergnies apparte-naient à la terre et seigneurie de Barbençon érigée en principauté par les archiducs Albert et Isabelle en faveur de Robert de Lignes (1614). En 1678, cette seigneurie qui relevait de la prévôté de Maubeuge (France) fut cédée à la France par le Hainaut espagnol conformément au traité de Nimègue. C’est là l’origine de la célèbre enclave de Barbençon (Barbençon, Boussu, Erpion, Vergnies) qui devait rester française malgré la signature, en 1699, de la convention de Lille qui contraignait Louis XIV à se dessaisir d’un certain nombre de villages. Sous la Révolution française et l’Empire, Vergnies fit partie du département du Nord, arron-dissement d’Avesnes. L’enclave passe au royaume des Pays-Bas en 1813, après 137 ans de nationalité française, et cela, bien qu’aucun traité n’en fît mention, au grand étonnement de ses habitants qui adressèrent à Paris, en 1831, une pétition demandant le retour à la "mère-patrie". Mais ce ne fut qu’en 1889 que Vergnies devait perdre ses dernières attaches avec la France : il rejoignit le diocèse de Tournai, après avoir été attribué par le Concordat à celui de Cambrai (1802).

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