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logo ARTICLE 195

fiche n°195 :
Consommation de produits psychotropes chez les jeunes aujourd’hui
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LA RÉDUCTION DES RISQUES, UNE STRATÉGIE D’APPROCHE.
 

En ce début de XXIème siècle, nous devons reconnaître le fait qu’il existe de nombreux consommateurs de drogues, que celles-ci soient de l’alcool, du cannabis, de l’ecstasy ou tout autre produit illicite. Il est toutefois important de rappeler que de tout temps, l’Homme a eu recours aux drogues pour modifier ses états de conscience. Si le phénomène de consommation de drogues constitue une réalité d’aujourd’hui, il ne faut pas pour autant en venir à une banalisation de l’usage de drogues illicites, comme ce fut le cas auparavant pour l’alcool. La plupart d’entre nous porte sans doute une part de responsabilité dans cet état de fait.

La consommation de cannabis vient d’être partiellement dépénalisée. Elle n’engendre la plupart du temps qu’une dépendance psychologique assez faible par rapport à celle induite par la consommation d’ecstasy. A fortiori, le cannabis peut être vu comme une drogue « douce » en comparaison à l’héroïne, à la cocaïne ou même par rapport à alcool. En effet, ces trois dernières drogues possèdent une toxicité importante et engendrent une dépendance psychologique très forte.

association
association "le pelican"
Par son accueil et son professionnalisme, elle offre : une approche alternative, humaniste et globale, centrée sur une écoute active de la personne, sur la relation à soi et à l’autre - et non sur le(s) symptôme(s).

Plus d’informations sur les divers types de dépendances sur le site du pélican

Cependant, nous ne devons pas négliger d’autres effets secondaires nocifs engendrés parfois par la consommation de cannabis : citons par exemple, la démotivation qu’elle provoque bien souvent. Il nous semble donc important de pouvoir parler en connaissance de cause des drogues et de ne pas exposer les jeunes en particulier à des situations potentiellement dommageables pour leur santé. Ainsi, l’information se doit d’être complète, neutre et objective. Chaque consommateur de drogue doit être envisagé individuellement : si pour certains, la consommation de produits psychotropes ne semble pas poser de problèmes, pour d’autres par contre, le risque de développer un abus ou une dépendance est bien réel. De nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte ; citons à titre d’exemple, des problèmes de vie, un mal-être persistant, une fragilité psychologique ou une sensibilité physique individuelle (un terrain génétique « défavorable »). Gardons également présent à l’esprit la tendance de la société actuelle à considérer la consommation comme une norme absolue de comportement. En effet, la jouissance individuelle prime sur le plaisir pris avec l’autre et il devient de moins en moins naturel d’accepter des frustrations. D’autre part, pour certains jeunes, le milieu (les copains) peut aussi constituer un obstacle à consommer moins ou à se positionner dans un choix de non- consommation.

La consommation de nouvelles drogues de synthèse se développe

L’ecstasy et les amphétamines ne sont pas supplantées, mais de nouvelles drogues de synthèse apparaissent sur le marché. Elles sont fabriquées à partir de la molécule d’amphétamine : parmi celles-ci, nous avons la PMA (paraméthoxyamphétamine) qui, comme son nom l’indique, est un dérivé de l’amphétamine. Cette molécule constitue un puissant hallucinogène : la dose dangereuse équivaut à peine à la moitié d’une dose classique d’ecstasy. A titre d’exemple, trois décès lui ont été attribués en 2001 dans la région de Louvain. A noter également que l’ecstasy peut lui-même contenir de la PMA et, dès lors, présenter un risque mortel pour ses consommateurs.

Il se confirme donc que ces drogues représentent une menace sérieuse pour la santé physique et psychique de leurs usagers. On les trouve le plus fréquemment dans les raves ou dans les dancings, mais tout consommateur de drogues peut aisément s’en procurer, même en dehors de ces milieux festifs.

D’autres drogues circulent sur le marché : ainsi, le produit « GHB », mieux connu sous le nom de « drogue du viol », et qui a déjà fait parler beaucoup de lui. Cette drogue induit une relaxation, de la tranquillité, une douce euphorie, ainsi qu’une tendance à parler abondamment ; elle produit en outre une action aphrodisiaque accompagnée d’amnésie. Enfin, elle est très dangereuse en association avec l’alcool et peut d’ailleurs conduire au coma.

OU S’INFORMER ET ACCOMPAGNER DANS LA BOTTE

   
CENTRE D’ANIMATION ET D’INFORMATION POUR LA JEUNESSE
RUE PONT DU WELZ, 1 - 6460 CHIMAY
Tél:060/21.37.57 Fax :060/21.37.57
Responsables :
POULAIN ANNICK Fonction :Animatrice

Activités :
ACTIVITES : Information générale - activités d’animation - information ponctuelle - ateliers réguliers (théâtre -sérigraphie).
OBJECTIFS : Promouvoir la participation active et la prise de responsabilité des jeunes de l’entité de Chimay, en matières culturelles, sociales et communautaires.

LE TRAIT D’UNION ASBL
RUE DE LA COLLEGIALE, 1 - 6460 CHIMAY
Tél:060/21.18.15 Fax :
Responsables :
LEMAITRE JACQUELINE Fonction :Vice-présidente

Activités :
ACTIVITES : Non enregistré.
OBJECTIFS : l’association a pour objet d’accompagner, soutenir, écouter, conseiller, soulager, épauler des personnes le temps nécessaire à la régularisation d’une situation difficile, sans distinction d’appartenance philosophique ou religieuse, sociale ou politique quelle que soit sa nationalité. Ses objectifs viseront : chimaycienne, sans rejeter pour autant des demandes émanant d’une autre région ; A provoquer un mouvement permanent de solidarité dans l’opinion ; A prendre tout contact avec les associations caritatives ou philantropiques régionales ou locales ; A oeuvrer, en collaboration avec les instances publiques ; A assurer une réserve alimentaire. Elle peut accomplir tous les actes se rapportant directement ou indirectement à son objet et notamment toute initiative en faveur des plus démunis.

L’HEUREUX ABRI
ROUTE DE BEAUWELZ, 13 - 6590 MOMIGNIES
Tél:060/51.10.06 Fax :060/51.18.77
Responsables :
Mr CASTIAUX Olivier Fonction :Directeur

Activités :
ACTIVITES : Service résidentiel pour jeunes. Vacancesorganisées.
OBJECTIFS : L’association a pour objet de créer et de gérer des institutions disposant d’une infrastructure qui permet d’exploiter des établissements de service social ou de bienfaisance destinés à accueillir des jeunes en difficultés et/ou des personnes handicapées jeunes, adultes ou âgées, faire toutes les opérations accessoires se rattachant directement ou indirectement à son objet principal et notamment gérer des écoles, des internats, avec les services connexes indispensables : médicaux, paramédicaux et sociaux.

OXYJEUNE
GRAND-RUE, 116 - 6470 RANCE
Tél:060/41.22.53 Fax :060/41.26.00
Responsables :
FURNEMONT JEAN Fonction :Président

Activités :
ACTIVITES : Le service, gratuit, propose son aide dans les domaines tels que démarches administratives, éducation sexuelle et affective, difficultés scolaires, droits et devoirs des jeunes, organisation des loisirs, aide éducative à la famille, orientation vers les services spécialisés, apprentisage à l’autonomie, santé,drogue, alcoolisme. Demandes individuelles, actions collectives, actionscommunautaires.
OBJECTIFS : Service d’aide en milieu ouvert. Prévenir et tenter de résoudre des situations problématiques vécues par les enfants et les jeunes au sein même de leur milieu de vie (famille, école, travail, loisirs et temps libre)

Informer face aux drogues : une logique de réduction des risques

Informer face aux drogues peut se concevoir dans une logique de « réduction des risques ». Historiquement, la réduction des risques a vu le jour dans les années nonante suite à la propagation du SIDA et des hépatites B et C chez les héroïnomanes et les cocaïnomanes. Face à un public de personnes toxicomanes n’ayant pas nécessairement accès à l’information, la réduction des risques s’avère constituer une stratégie adéquate pour une prévention secondaire et tertiaire. Elle privilégie aujourd’hui certains groupes-cibles tels que les usagers qui consomment les stupéfiants sous forme d’injection intraveineuse, ceux qui s’exposent à des comportements à risques (ceux-ci découlant souvent du phénomène de toxicomanie), les personnes confrontées à un abus de drogues, mais aussi les usagers occasionnels ou réguliers. Une attention toute particulière doit être apportée aux jeunes usagers ainsi qu’aux défavorisés socio-économiques.

La réduction des risques peut être réalisée par tout un chacun. Informer permet également de sensibiliser le consommateur. La question des drogues illicites a souvent été un sujet tabou avec les risques d’effets pervers que cela entraîne. Au niveau européen, la réduction des risques occupe aujourd’hui une place importante dans la politique de lutte contre les drogues.

La réduction des risques : d’un interdit judiciaire à une stratégie de « prise en charge »

Dans sa conception dichotomique de la toxicomanie, la Justice considère cette démarche de réduction des risques comme une légitimation de l’usage de produits interdits par la loi. Par ailleurs, si pour le monde judiciaire, parler de réduction de risques et informer le consommateur dans cette approche peuvent être considérés comme une incitation à la consommation, il faut reconnaître que la prohibition pure et dure ne fait qu’augmenter les risques encourus. Ce qui nous semble important n’est pas tant de défendre l’idée d’un accès légalisé et contrôlé aux drogues, mais bien de permettre à l’usager de parler de sa consommation sans avoir à demeurer cloîtré dans un lourd secret par suite d’un discours sécuritaire prédominant. L’objectif premier de la politique de réduction des risques est de garantir la santé publique, mais elle peut aussi avoir comme résultat indirect de diminuer le nombre et la gravité des infractions à la loi.

Il est toujours néfaste de recourir à un discours unique face au phénomène de la drogue. En effet, pour le monde judiciaire, par exemple, le toxicomane est avant tout considéré comme un délinquant. Pour le monde médical, par contre, le toxicomane est approché principalement comme une personne malade. Ces deux discours restent dominants par rapport à un discours d’approche globale de la personne, approche que l’on retrouve principalement parmi les intervenants psychosociaux.

La réduction des risques pourrait aussi être envisagée uniquement comme une politique de santé publique à grande échelle (cf. le périodique de décembre 2002). Il s’agit également d’une stratégie qui vise à responsabiliser l’individu, quelle que soit sa consommation, et en même temps à promouvoir la santé publique, cette dernière étant envisagée non pas uniquement comme une absence de maladie (selon une approche purement médicale), mais aussi comme un état de bien être physique, psychique et social. Ainsi, la réduction des risques, s’inscrivant dans une approche globale de l’individu, selon la conception décrite ci-dessus, s’avère être un outil qui permet de viser prioritairement à une bonne qualité de vie des consommateurs, en améliorant leur situation sanitaire et sociale, tout en favorisant un mieux-être global.

Ces objectifs de la réduction des risques ont leur place à côté de ceux du monde judiciaire. Ils sont aussi complémentaires à l’objectif d’abstinence présent chez les personnes toxicomanes ou toute autre personne consommatrice désireuse d’arrêter. En référence à une analyse de la situation européenne, la réduction des risques répond à une réalité : permettre à l’individu consommateur de drogues illicites, d’alcool, de médicaments psychotropes, d’accéder à un consommation responsable, à un choix éclairé. Lors des « Assises de la réduction des risques » organisées les 4 et 5 décembre 2003 par Modus Vivendi (entre autres), Monsieur Didier Gosuin, Ministre bruxellois de la Santé, a rappelé que la politique de réduction des risques devait être un moyen permettant d’accéder à « une prise en charge » de l’usager.

En tant que parents ou proche : comment approcher le jeune consommateur ?

Il est nécessaire de répondre à un jeune qui parle ouvertement de sa consommation, car il essaye par là d’entamer un dialogue. Dans tous les cas, la confiance et la communication sont essentielles. La confiance implique aussi ne pas entamer des actions à l’insu du jeune, mais de l’accompagner dans l’aide qu’il recherche. La communication s’avère donc primordiale. Cela ne signifie pas uniquement parler de la consommation de drogues mais aussi de tout autre problème existentiel et relationnel que le jeune rencontre. A travers cela, il s’agit aussi d’écouter tout en respectant l’autre et son intimité. Une telle approche nécessite également d’aborder avec le jeune les questions importantes, d’essayer de comprendre quelles sont ses peurs ou à quelles difficultés il se trouve confronté. Aujourd’hui, la consommation de produits psychotropes se fait, de plus en plus, en polyconsommation : alcool et cannabis, et/ou ecstasy, etc. Celle-ci rend d’autant plus imprévisibles les effets individuels des produits et augmente en même temps leur « facteur dangerosité ». Afin d’apporter des réponses adéquates, il revient en premier lieu aux adultes de s’informer sur les drogues. L’adulte doit aussi pouvoir renseigner au jeune une personne ressource, auprès de laquelle il pourra trouver de l’aide.

Face à un jeune consommateur de drogues, il est aussi important de ne pas juger et il est déconseillé de faire de multiples reproches ou de proférer des menaces. Il ne faut ni dramatiser la situation à l’excès, ni en devenir complice : on ne peut pas non plus tout excuser. Des règles à respecter doivent être déterminées. Les limites à ne pas dépasser doivent être bien précisées et il faut s’y tenir.

Quelles questions se poser face à l’usage d’une drogue ?

-  Quels sont les produits consommés ?
-  La consommation est-elle occasionnelle, plutôt rare ou régulière ?
-  Dans quel contexte se fait-elle ? : dans un contexte récréatif ou en solitaire ?
-  Existe-il un mal-être ?
-  Comment suspecter un mal-être sous-jacent ? :
-  De fréquents changements d’humeur sont-ils présents ?
-  Existe-il des ruptures avec les anciens copains et les anciennes activités ?
-  Une baisse de la motivation scolaire ou professionnelle se dessine-t-elle ?
-  La personne néglige-elle sa tenue vestimentaire ou manque-t-elle d’hygiène ?
-  A-t-elle de gros besoins d’argent, ou commet-elle de petits vols ?
-  Ses horaires sont-ils irréguliers ?
-  Présente-t-elle des désordres dans l’alimentation ?
-  La personne combine-t-elle plusieurs produits ? Les quels ?
-  Constate-t-on des conséquences nocives ou des dommages consécutifs à sa consommation ?
-  Quelle importance le consommateur reconnaît-il à son usage de drogues ? : pour faire comme les autres ? , pour s’amuser ? , parce qu’il est indispensable ? , pour son bien-être ? , autres..... ?

Conclusion

En conclusion, nous voulons dire qu’il ne faut pas tâcher d’être le parent parfait. Il faut pouvoir aider le jeune à construire son autonomie en lui posant des limites et en lui offrant des repères clairs. En se sentant encouragé et valorisé, le jeune se retrouve placé dans de bonnes conditions pour apprendre à se responsabiliser. Il doit être acteur de sa vie : ceci est d’autant plus motivant pour lui.

Il s’avère souvent difficile de faire face seul à la consommation de drogue chez un jeune. Il ne faut pas hésiter à demander un conseil extérieur professionnel, même (et surtout !) si le jeune dit que tout va bien et qu’il refuse de consulter...

SOURCE :LE PELICAN


 

 

 

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