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PUBLIREPORTAGE: Abbaye Notre-Dame de Scourmont :::


fiche n°271 :
Abbaye Notre-Dame de Scourmont
 

 
Mots clés :
abbaye, Scourmont, Chimay, ordre religieux Cistercien.
    Abbaye Notre-Dame de Scourmont
   

Rue de Scourmont, 294
B-6464 FORGES

Contact

Tél. : +32(0)60/21 05 11
E-mail : info@chimay.com
Website :

 
Activité
proposée :

Visite extérieure des bâtiments, du cimetière, des jardins et de la chapelle.
Logement sur demande écrite. Produits monastiques : bière, fromage.

QUELQUES INFOS SUR LES ABBAYES...

Abbaye


Une abbaye (du latin abbatia, dérivé de l’araméen abba qui signifie « père ») est un monastère catholique ou un couvent placée sous la direction d’un abbé (ou d’une abbesse) qui sert de père (ou de mère) spirituel à la communauté religieuse.

Habituellement, on appelle couvent une abbaye de religieux ou de religieuses, dont le supérieur ne porte pas les noms d’abbé ou d’abbesse.

Il faut noter que le terme est assez récent par rapport à l’histoire du monachisme : on ne le rencontre pas par exemple dans la Règle de Benoît de Nursie, qui parle simplement de monastère. Le mot apparaît au XIe siècle. C’est Cluny qui est à l’origine de l’évolution des dénominations et qui définit l’organisation d’une abbaye à proprement parler, ce qui explique pourquoi la notion d’abbaye est principalement catholique. Depuis, les conditions pour élever un monastère au rang d’abbaye varient suivant la règle de chaque ordre monastique. Par exemple, chez les Trappistes, une maison nouvellement fondée est d’abord :

-  une fondation, partie de la maison-mère ;
-  un prieuré (simple ou majeur) quand elle atteint un nombre de moines et une autonomie financière suffisants ;
-  une abbaye, quand elle est pleinement autonome, que ce soit en nombre de moines, en bâtiments et en ressources.

Les premiers temps du monachisme


Les premières communautés chrétiennes connues consistaient en des groupes de cellule ou de huttes regroupées autour d’un lieu commun, en général la maison d’un ermite ou d’un anachorète réputé pour sa sainteté ou son ascétisme solitaire, mais sans aucune organisation préalable. Ce type de communauté n’est pas une invention du christianisme : on connaît des exemples antérieurs chez les Esséniens en Judée ou en Égypte.

À l’aube du monachisme chrétien, les ascètes vivaient généralement seuls, indépendamment les uns des autres, non loin d’un village et de l’église locale, subsistant par leur propre travail et distribuant le surplus aux pauvres. La ferveur religieuse, favorisée par les persécutions, a conduit nombre d’entre eux un peu plus à l’écart de la civilisation, dans les montagnes ou au fond des déserts. Dès lors, les déserts d’Égypte ont littéralement fourmillé de cellules ou de huttes habitées par ces anachorètes. saint Antoine, retiré dans le désert égyptien pendant la persécution de Maximien (en 312), était le plus admiré d’entre eux pour son austérité, sa sainteté et son pouvoir d’exorciste. Sa renommée a attiré auprès de lui un grand nombre de disciples imitant son ascétisme afin d’approcher la sainteté de leur maître. Plus il se repliait dans une région reculée et sauvage, et plus des disciples affluaient. Ils refusaient de se séparer de leur maître et construisaient leurs huttes autour de celle de leur père spirituel. C’est ainsi que naquit la première communauté monastique, composée d’anachorètes vivant chacun dans leur propre maison, tous unis sous la direction d’un seul. Comme le remarque Neander dans son Histoire de l’Église,

« Saint Antoine a, sans en avoir eu conscience, été le fondateur d’un nouveau mode de vie en commun, le cénobitisme ». Par étapes, les groupes de huttes se sont organisés. Les petites tentes ont été rangées en lignes comme le long d’une rue, ce qui leur a valu le surnom de Laurae ou Laurai, ce qui signifie « rue » ou « chemin ». Le vrai fondateur du mode de vie cénobitique (de koinos qui signifie « en commun » et bios qui signifie « vie ») dans son sens moderne est Pacôme, un Égyptien du début du IVe siècle de l’ère chrétienne. La première communauté qu’il établit se trouvait à Tabennae, une île sur le Nil. Il fonda huit autres monastères dans la région au cours de sa vie, totalisant 3000 moines. 50 ans après sa mort, ils revendiquaient 50 000 membres. Ces entités rassemblaient des villages peuplés par des communautés religieuses d’un seul sexe et fondées sur le travail.

Les bâtiments étaient indépendants, humbles et de petite taille. Selon Sozomen, chaque cellule contenait trois moines. Ils prenaient leur repas dans un réfectoire commun ou dans une salle à manger à 15 heures, heure jusqu’à laquelle ils restaient à jeun. Ils mangeaient en silence, avec leurs capuches si baissées sur leur visage qu’ils ne pouvaient voir rien d’autre que la table au-dessous d’eux. Les moines ne passaient pas leur temps à célébrer des offices religieux ou à étudier les textes : leurs journées étaient essentiellement consacrées au travail manuel. Vers le IVe siècle, Palladius, en visite dans les monastères égyptiens, trouva environ 300 membres à Panopolis sous la règle de Pacôme, 15 tailleurs, 7 forgerons, 12 conducteurs de chameaux et 15 tanneurs. Chaque communauté séparée avait son propre oeconomus (intendant) résidant dans l’établissement principal. Tout le produit du travail des moines lui était confié, puis envoyé à Alexandrie. L’argent récolté par la vente de ces produits permettait d’acheter des boutiques destinées à soutenir financièrement la communauté, les richesses en trop étant distribuées à des fins charitables. Les supérieurs des différents coenobia se rencontraient deux fois par an au monastère principal, sous la présidence d’un archimandrite (« le chef du troupeau », de miandra qui signifie « berger »). Ils devaient en outre, lors de la dernière réunion annuelle, faire le rapport de leur gestion pour l’année passée. Le coenobia de Syrie appartenait à l’institution pâcomienne.

Nous avons appris beaucoup de détails concernant les communautés situées dans les environs d’Antioche grâce aux écrits de Jean Chrysostome. Les moines y vivaient dans des huttes séparées, les kalbbia, formant un hameau sur les pentes de la montagne. Sujets d’un abbé, ils observaient la règle commune (ils n’avaient pas de réfectoire, mais ils consommaient une nourriture commune limitée à du pain et de l’eau à la fin de la journée de travail, allongés sur de la paille, parfois devant leurs portes). Ils ne se rejoignaient que quatre fois par jour pour prier et réciter des psaumes.

Dans l’Europe occidentale, le monachisme fait son apparition à partir du delta du Rhône : Marseille, îles de Lérins, Arles, et remontera dans le couloir Rhodanien. De nombreuses figures encore très populaires, ne serait-ce que dans les noms de localités marquent ce monachisme : St Martin, évêque de Tours, St Césaire d’Arles... Ces personnages sont caractéristiques de la première période du monachisme où les abbés les plus fameux devenaient évêques, portant par là-même l’abbaye idéale au rang de modèle dans l’architecture que dans la morale, ou la discipline du clergé séculier, c’est-à-dire les prêtres des paroisses. À dater de cette période, les évêques et les abbés sont représentés avec les mêmes attributs : crosse, mitre, anneau, et croix pectorale.

Le monachisme se divise dès l’apparition des règles de l’Irlandais Colomban et de Benoît de Nursie entre monachisme latin et monachisme oriental. Chaque abbaye, selon sa règle est porteuse d’une architecture, d’un coutumier, et d’une filiation qui la relie à l’abbaye dont sont issus les moines qui l’ont fondée, et aux abbayes fondées par les moines qu’elle a formé. ainsi, peu à peu, un tissu monastique fait de solidarité entre les abbayes prend corps, avec en plus de la solidarité, l’autonomie économique comme principe normatif pour chaque abbaye. Dès lors, les abbayes deviennent des foyers économiques autour desquels se regroupent des populations.

Sur ce schéma cependant, jusqu’au XIIe siècle, peu de variété viennent se greffer. mais un vent de réforme et une nécessité de clarifier le statut juridique des personnes amène le Concile de Latran IV, en 1215, à réduire le nombre de règles des instituts religieux à cinq. À dater de Latran IV, donc, les nouveaux ordres religieux doivent se greffer sur des règles pré-existantes. À dater de 1215, les ordres religieux se distinguent en deux : les ordres monastiques, avec à leur tête un abbé, qui vivent dans un monastère, devenu synonyme d’abbaye. Les autres ordres religieux, qui résident en des couvents. Lorsqu’ils s’agit de chanoines, (prémontrés, victorins), un couvent peut porter le nom de monastère. Dans les ordres mendiants (dominicains, franciscains, minimes), ou apostoliques (Jésuites), les lieux de résidence se nomment couvent, car ces ordres n’ont pas d’abbé. Le symbole de la mitre et de la crosse qui est parfois porté par des membres de ces ordres est dans ce cas le symbole de leur élévation à l’épiscopat (cf supra). Le nom de monastère donné à leurs lieux de résidence indique une occupation monastique précédente, reprise par ces ordres mendiants et apostolique, en conservant le nom d’usage. Pour toute l’histoire du monachisme et des abbayes en Europe Occidentale, la date de 1215 est capitale : elle fige les modèles juridiques, architecturaux, théologiques et sociologiques.

Les cisterciens


Le renouveau monastique des cisterciens, s’est développé au XIe siècle. L’ordre a bénéficié d’une plus large diffusion et d’une existence plus durable et honorable que ses prédécesseurs (les clunisiens). Il doit sa véritable origine à une communauté distincte de bénédictins fondée en 1098 par Stephen Harding (un natif de Dorset, éduqué au monastère de Sherborne). Son nom dérive de Cîteaux (Cistercium), une contrée désolée et quasi-inaccessible au milieu de la forêt, entre Champagne et Bourgogne.

L’abbaye de Sénanque
L’abbaye de Sénanque


La croissance rapide et la large célébrité que connaît l’ordre sont sans aucun doute dues en grande partie à la piété enthousiaste de Saint-Bernard, abbé de la première communauté cistercienne, laquelle s’établit à l’abbaye de Clairvaux en 1116. La règle rigide privilégiant l’abnégation régissait entièrement cette congrégation, et s’est ensuite étendue aux nouvelles communautés affiliées.

Les deux caractéristiques centrales des abbayes cisterciennes sont donc leur simplicité poussée à l’extrême et une sobriété très étudiée. Une tour centrale unique était permise et devait être aussi basse que possible. Les artifices superflus et les tourelles étaient également interdits. Un triforium, de même, était à exclure. Les fenêtres devaient être claires et non divisées, et il était interdit de les décorer avec des vitraux. Tout ornement inutile se voyait ainsi proscrit. Les croix se devaient d’être en bois, les chandeliers en fer. La renonciation au monde devenait de ce fait une évidence pour tout ce que rencontrait l’œil.

Le même souci s’observe dans l’implantation géographique des monastères : plus un lieu était sauvage, isolé et éloigné de toute civilisation, meilleures étaient ses chances d’accueillir une communauté. Il ne faut néanmoins pas seulement considérer les cisterciens comme des ascètes, mais aussi comme des précurseurs ayant permis certains progrès. Les monastères cisterciens étaient en effet construits dans des vallées profondes et bien irriguées, généralement au bord d’un cours d’eau, parfois plus en hauteur. Ces vallées, à présent si riches et si florissantes, présentaient un aspect bien différent quand les frères les ont choisies comme lieu de retraite. Grands marais, marécages profonds et forêts impénétrables étaient des critères de choix ! La « claire vallée » de Clairvaux était réputée comme une vallée recouverte de forêts et remplie de brigands. « C’était une solitude si morne et si sauvage, une terre si stérile qu’au début, Bernard et ses compagnons en furent réduits à vivre sur des feuilles de hêtres ». (Milman, Hist. of Latin Christianity, vol. iii. p. 335.)

Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye

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